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Développer une culture de la donnée pour limiter les cyber-risques

juillet 2020 par Pierre-Louis Lussan, Country Manager France et Directeur South-West Europe, chez Netwrix

Depuis le début de la pandémie de COVID-19, la quantité de données structurées et non structurées que les organisations génèrent, ainsi que leurs sources, ont augmenté de manière exponentielle. En effet, les entreprises ont dû se doter de systèmes supplémentaires pour soutenir le travail à domicile, tels que des outils de collaboration dans le cloud. Elles font donc aujourd’hui face à de nombreuses difficultés, parmi lesquelles des cyber-risques accrus, une non-conformité potentielle et une augmentation des coûts.

Selon Pierre-Louis Lussan, Country Manager France et Directeur South-West Europe chez Netwrix, les données collectées ou créées devront tôt ou tard être gérées, car les applications professionnelles critiques seront affectées ou truffées d’erreurs :

« Les données sont vitales pour les organisations et elles gagnent en importance au fil du temps. Si, pour de nombreuses entreprises, l’objectif est de ne disposer que d’une seule source de données, ce but n’a été atteint en réalité que par un très faible pourcentage d’entre elles. Aujourd’hui, les informations sont réparties dans toute l’organisation au sein d’environnements complexes et, dans de nombreux cas, elles sont créées, gérées et détenues par des équipes distinctes, ce qui ne fait qu’ajouter de la complexité.

Ces dernières années, des organisations ont par conséquent engagé des Chief Data Officers, des Chief Analytics Officer, ou encore des Directors of Data, dont le rôle est de superviser toutes les fonctions liées aux données et de permettre à l’organisation ainsi qu’aux utilisateurs de prendre conscience de la valeur de leurs actifs numériques. Afin de mettre en place une stratégie pérenne en matière de données, le développement d’une culture de leadership qui repose sur un programme solide de gouvernance de l’information est primordial. Cela permettra non seulement à une organisation de réduire les coûts et les risques, mais aussi à ses employés d’améliorer leur productivité et de mettre à profit leurs connaissances pour renforcer leur prise de décisions en termes de données.

Un véritable leader de la donnée est une personne visible et performante dans tous les départements de l’entreprise, qui a une vision claire des besoins et se montre capable de mettre en place une gouvernance de l’information efficace à cet égard. Selon Gartner, les leaders doivent agir rapidement et de manière décisive pour déterminer les ambitions de l’entreprise dans le domaine des données, définir leur champ d’action et communiquer activement sur leur rôle. La mission d’un tel leader est donc de promouvoir le changement et de remettre en question le statu quo jusqu’au plus haut niveau hiérarchique - où la culture des données est censée prendre sa source - pour se diffuser ensuite dans l’ensemble de l’entreprise.

Une récente étude réalisée par NewVantage Partners révèle ainsi que les principaux défis à relever pour parvenir à une approche axée sur les données sont liés aux personnes (62,5 %) et aux processus (30 %), et non à la technologie (seulement 7,5 %). Sans l’adhésion et le soutien des dirigeants, l’organisation qui cherche à devenir axée sur les informations ne pourra pas se démarquer. L’innovation technologique est bien entendu clé, au même titre que le recrutement et la formation, mais le temps et les efforts consacrés par les dirigeants constituent un investissement tout aussi modeste que crucial pour créer une culture basée sur les données.

Pour y parvenir, il est important de définir en premier les « goulots d’étranglement » liés aux données, ainsi que d’établir les indicateurs responsables. Par exemple, ces derniers pourraient inclure le temps que les employés consacrent à la recherche de données au regard de leur salaire et des recettes qu’ils génèrent, les coûts de stockage et de maintenance, ou encore la surface potentielle de risque associée à de grandes quantités d’informations obsolètes et inutiles. Les organisations devraient estimer la valeur potentielle qu’elles retireraient de la suppression de ces goulots. Il arrive souvent que des processus soient en place depuis des années, certains n’ayant jamais été utilisés et d’autres mis de côté car ne donnant plus de résultats. Les équipes tendent alors à rechercher leurs propres solutions, ce qui se traduit par des risques de sécurité importants.

Finalement, un leader en matière de données transmet une vision stratégique claire sur la manière de traiter des quantités massives de données, tout en expliquant clairement les avantages que ces dernières apportent en termes de connaissances et de valeur pour le client ; ce qui permet de rentabiliser les informations en temps réel et de limiter les cyber-risques associés. »




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