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Contrôle ou confort : les utilisateurs soucieux du respect de leur vie privée doivent choisir

avril 2019 par Norton

Symantec sur la sécurité en ligne basé sur une étude Harris Poll et réalisée auprès de plus de 1 000 adultes en France, 67 % des Français se déclarent plus préoccupés que jamais par le respect de leur vie privée. Toutefois, pour des raisons liées au confort, la majorité d’entre eux acceptent d’exposer à certains risques leurs informations en ligne (55 %) et se disent prêts à vendre, voire donner, certaines informations comme leur emplacement géographique (59 %) et leur historique de recherches Internet (60 %), à des entreprises.

"L’introduction du Règlement Général sur la Protection des Données (RGPD) dans l’Union européenne a mis la confidentialité des données à l’ordre du jour et sensibilisé les consommateurs quant à leur droit à la vie privée", a déclaré Nick Shaw, vice-président et directeur général de la zone EMEA chez Norton. "Pourtant, les consommateurs sont toujours disposés à échanger leurs données personnelles par commodité et à obtenir plus d’avantages."

La perception des consommateurs en France est étroitement liée aux droits des consommateurs dans le RGPD. Selon les résultats de l’enquête, 97 % des Français estiment que les entreprises doivent leur accorder un droit de regard sur l’utilisation de leurs données et près de la moitié (48 %) jugent même cela absolument indispensable. Les consommateurs réclament également des possibilités de recours adéquates lorsque leurs données personnelles ne sont pas protégées : 53 % affirment que les entreprises doivent fournir à leurs clients un moyen de signaler toute utilisation incorrecte de leurs données personnelles ou, en conséquence, de se voir infliger une amende.

« Notre sécurité en ligne est intrinsèquement liée à la confiance. La plupart des consommateurs savent que les sites web, les réseaux sociaux et les applications qu’ils utilisent collectent des informations personnelles, et ont confiance dans la protection de ces dernières. Cependant, ces mêmes consommateurs ignorent bien souvent comment et pourquoi leurs données sont collectées, et ce que les entreprises en font par la suite. La masse d’informations personnelles recueillies à notre sujet ne diminue pas, et la valeur qui leur est accordée n’a jamais été aussi importante, » explique Laurent Heslault, Directeur des Stratégies de Sécurité chez Symantec France.

Les résultats et conclusions principales de l’étude Norton LifeLock sont les suivants :

• Concevant la protection des données comme un droit, les citoyens estiment que la protection de ces dernières doit être gratuite. La majorité des consommateurs français ne sont pas disposés à payer pour la protection de leurs données personnelles. C’est particulièrement vrai pour les réseaux sociaux avec 77 % d’entre eux déclarant ne pas vouloir payer le réseau pour assurer la protection de leurs données personnelles lors de leur utilisation, contre 69 % pour les marques de e-commerce et enseignes, 67 % pour les organismes de santé et 70 % pour les établissements financiers.

• Les Français ont peu confiance envers les réseaux sociaux, voire pas du tout. Ils sont 42 % à accorder peu de confiance et 53 % à n’en accorder aucune – au total, 95 % des Français ont peu ou pas du tout confiance envers les réseaux sociaux pour gérer et protéger leurs données personnelles. En réalité, près d’un Français sur cinq possédant un compte sur un réseau social (21 %) l’a supprimé au cours des 12 derniers mois pour des raisons liées à la confidentialité.

• Malgré leurs réticences, les Français acceptent le partage de données : 80 % des Français s’inquiètent de la protection de leurs données mais certains se disent prêts à fournir — gratuitement ou non — des informations personnelles, comme leur historique de recherches Internet (18 % seraient prêts à les offrir gratuitement, 42 % seraient prêts à les vendre) et leur emplacement géographique (19 % seraient prêts à les offrir gratuitement, 40 % seraient prêts à les vendre). Certains sont même disposés à partager des informations liées à leur identité, comme celles d’un permis de conduire ou d’un passeport (15 % seraient prêts à les offrir gratuitement, 29 % seraient prêts à les vendre).

• Plus un utilisateur est jeune, plus il sera prêt à prendre des mesures de sécurité pour son ou ses compte(s) sur les réseaux sociaux. En France, 28 % des 18-38 ans avec un compte sur un réseau social et l’ont supprimé au cours des 12 derniers mois pour des raisons de confidentialité, contre seulement 19 % des 39-53 et 15 pour cent pour cent du côté des 54 ans et plus. Toutefois, le partage de données est beaucoup mieux accepté chez les jeunes générations : 52 % des 18-38 ans se disent prêts à vendre leur historique de recherches Internet et 41 % les informations d’une pièce d’identité. En comparaison, les 39 ans et plus ne sont que 37 % à envisager de vendre leur historique de recherches Internet et 24 % les informations d’identité.

Laurent Heslault ajoute : « Malgré l’envie de mieux protéger leur vie privée et les mesures prises contre les organisations qui gèrent mal les données personnelles, les Français souhaitent que cela soit sans contrainte. Ils sont donc prêts à prendre des risques pour des questions de commodité. Le mot confort continue de régner en maître lorsqu’il s’agit du partage d’informations personnelles. »

Quelle est la prochaine étape en matière de cybersécurité ?

Rien que l’an passé, près de 18 millions de Français ont été victimes d’actes de cybercriminalité et 61 % pensent que cela se produira au cours de l’année à venir. 60 % pensent même avoir autant ou plus de risques de subir une cyber attaque que d’attraper la grippe ! L’année dernière, la cybercriminalité a engendré des pertes estimées à 1,98 milliard d’euros, et 73,1 millions d’heures ont été consacrées à la gestion des répercussions, un peu moins d’un Français sur quatre (24 %) ayant passé au moins une semaine à résoudre le problème. Pour se prémunir contre les menaces en ligne, il existe un certain nombre de bonnes pratiques :

• Ne jamais ouvrir les e-mails qui semblent suspects : les cybercriminels envoient de faux e-mails ou SMS très réalistes. Les liens inclus dans ces e-mails ou SMS peuvent télécharger des logiciels malveillants (malware) ou des mouchards (spyware). Ces derniers rechercheront des informations personnelles sur votre ordinateur et les enverront à un ordinateur distant, depuis lequel le pirate pourra vendre ces informations sur le dark web ou les utiliser à des fins d’usurpation d’identité.

• Utiliser un VPN sur un réseau Wi-Fi public : de nombreuses connexions Wi-Fi publiques ne sont pas cryptées. Par conséquent, elles peuvent permettre aux cybercriminels d’intercepter les données envoyées et reçues par votre appareil. Les vulnérabilités logicielles sur votre terminal peuvent être une porte d’entrée idéale pour les malwares des pirates. Ces derniers vont même parfois jusqu’à créer de faux points d’accès Wi-Fi prétendument fiables.

• Maîtriser sa présence en ligne : lisez attentivement les conditions générales avant d’ouvrir un compte — même sur les réseaux sociaux — ou de télécharger une application. Veillez à paramétrer les options de confidentialité et de sécurité des services et dispositifs web conformément au niveau de partage que vous souhaitez.

• Toujours avoir deux coups d’avance et gérer ses mots de passe : activez, chaque fois que possible, la vérification en deux étapes ou l’authentification multi-facteurs afin d’empêcher les accès non autorisés à vos comptes en ligne. Remplacez systématiquement les mots de passe par défaut par des chaînes uniques et sûres pour vos appareils, vos services et vos réseaux Wi-Fi.




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