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CARTES & IDentification : le paiement sans contact en application

juin 2011 par CARTES & IDentification

Les téléphones NFC vont se multiplier. L’infrastructure de terminaux est prête. Les services se mettent en place. Cependant une interrogation subsiste depuis déjà 4 ans auprès des banques, des opérateurs de téléphonies mobiles et des commerçants, à savoir si les conditions sont désormais réunies pour un déploiement massif du paiement mobile. Cette question commence enfin à trouver des éléments de réponse. Un thème abordé lors de la Table Ronde du lancement de la 26è édition du Salon CARTES & IDentification, animée par Stéphane Dubreuil, SIA Conseil.

Par une singulière coïncidence, la table ronde du salon Cartes & IDentification sur ce thème, s’est tenue quelques heures seulement avant celle par laquelle outre-atlantique, Google, Mastercard, Citigroup et l’opérateur de téléphonie mobile Sprint, annonçaient le lancement aux Etats-Unis de leur pilote de paiement mobile basé sur le concept inédit de “portefeuille électronique“ (wallet), agrégeant les fonctions de paiement, de couponing et de fidélité.

Par delà le décalage horaire et les milliers de kilomètres, les deux évènements ont pourtant affiché une vision similaire et apporté des réponses assez proches à la question posée. Le déploiement du paiement mobile demande au préalable une collaboration de plusieurs acteurs agissant dans des domaines différents (banques, opérateurs de téléphonie, fabricants de téléphone et de terminaux de paiement, fournisseurs ou agrégateurs de services), mais la clé de son succès tient en dernière instance à l’adoption par les commerçants d’une nouvelle forme de transactions et par leurs clients, de nouveaux usages.

Les acteurs de l’écosystème de la technologie NFC

Selon Anne Bouverot, directrice des services mobiles d’Orange, le paiement par mobile illustre la troisième vague de la révolution mobile : « C’est un nouvel usage, un nouveau geste… ». Elle a rappelé l’importance du mot “écosystème“ pour décrire cet espace de collaboration nécessaire pour construire les modèles économiques de la technologie NFC et lui assurer la forme la plus large d’interopérabilité, en particulier grâce à la carte SIM[1]. « Il faut qu’à Londres ou Paris, il soit possible de recharger son titre de transport de la même façon et avec le même téléphone » a-t-elle précisé en notant que : « L’expérience de Nice a été importante dans la mesure où elle a montré que tous les acteurs de l’écosystème étaient capables d’aller dans la même direction ». Par ailleurs, Orange qui a lancé au Royaume Uni avec Barclaycard, il y a quelques semaines, le premier service commercial de paiement mobile (Quick Tap), devrait faire de nouvelles annonces prochainement

Vers une dynamique mondiale

« Que ce soit en Turquie, aux Pays-Bas, aux Etats-Unis, à Singapour, ou en Pologne, il y a en ce moment un déploiement mondial de services mobiles sans contact », a souligné Jérôme Sion, VP Mobile Financial Services chez Gemalto. Il a rappelé que les premiers services de ce type ont d’abord vu le jour au Japon et en Corée, avec des modèles très spécifiques et des technologies qui sont aujourd’hui en train de migrer vers les standards internationaux à la définition desquels les opérateurs et les banques français ont beaucoup contribué. « La France bénéficie dans ce domaine d’une avance exceptionnelle », a-t-il souligné, citant à nouveau l’expérience de Nice qui a été unique parce que multi-opérateurs et multi-services. Et il a ajouté : « C’est dans cette direction que nous allons aller ».

La clé du succès : créer de la valeur ajoutée pour chacune des parties

Le manque de téléphones équipés de puces NFC est-il encore un obstacle au déploiement ? L’infrastructure de terminaux de paiement ou de validateurs de titre de transport est-elle adaptée ? Anne Bouverot, Directrice des services mobiles de France Télécom-Orange, a rappelé que l’opérateur historique travaillait étroitement avec plusieurs fabricants pour rendre disponibles ce type de téléphones au plus tôt. « L’infrastructure est prête » a affirmé de son côté Frédéric Leclef, en notant que désormais 20% du parc de terminaux de paiement du constructeur étaient maintenant NFC, et que le nombre qui avait doublé en un an, allait à nouveau doubler cette année. Mais, a-t-il ajouté, « la question la plus importante est maintenant devant nous. Il est important que les opérateurs de téléphonie, les banques et les opérateurs de transports parviennent à s’entendre sur des modèles économiques, mais la clé du succès est aussi du côté des commerçants, et bien sûr des utilisateurs. Il faut que les nouveaux services créent de la valeur pour les uns et les autres. Il faut notamment que les commerçants soient équipés pour valoriser tous les services rendus possible par la technologie ».

La protection des données au cœur des préoccupations du sans contact

« 41% des possesseurs de téléphones mobiles sont séduits par l’idée de payer avec leur mobile parce que c’est simple et rapide, mais 79% des motifs d’opposition à cette proposition touchent à la sécurité, » a rappelé Laurent Houitte, directeur du marketing de Wincor Nixdorf, commanditaire d’une étude récente réalisée par l’Ifop. Le lancement de services de paiement mobile devra sans doute passer aussi par une phase d’information, d’éducation et de mise en confiance. Mais ce que les banques ont réussi avec la carte bancaire n’est peut-être pas simplement transposable aujourd’hui au mobile.

L’adhésion à un nouvel usage du téléphone

La confiance dans un nouveau moyen de paiement - ou plutôt dans un nouvel usage du téléphone comme moyen de paiement passera aussi par l’attrait de nouveaux services. Pour Jérôme Sion : « c’est le bouquet de services qui sera déterminant dans l’adhésion du consommateur ». Pour Vincent Berge, co-fondateur, et directeur général de la société Think&Go basée en France et à Singapour, la cause est entendue. Le déploiement massif du paiement mobile doit passer par la case départ. Non seulement le NFC doit être simple mais chaque utilisateur doit en tirer un bénéfice pour que cela devienne naturel. D’où l’idée d’une vaste famille d’applications où le téléphone devient une sorte de souris sans contact. Avec l’équipement en tags des objets de la vie courante, il sera désormais possible d’obtenir des informations ou de déclencher des actions via son téléphone portable. Ainsi le terminal sera plus qu’un moyen de paiement mais également un pourvoyeur de services tels que contacter son médecin, transférer une liste de course ou déclencher automatiquement le paiement au moment du plein dans une station service. C’est ce que l’on appelle le NFC shopping. Think&Go mise beaucoup là dessus et a déjà équipé un magasin Leclerc et un Casino dans le sud de la France.




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