Rechercher
Contactez-nous Suivez-nous sur Twitter En francais English Language
 

De la Théorie à la pratique











Abonnez-vous gratuitement à notre NEWSLETTER

Newsletter FR

Newsletter EN

Vulnérabilités

Se désabonner

Brexit : une utilisation détournée de Twitter, soutenue par l’extrême droite mondiale

mars 2019 par F-Secure

Facebook, Twitter et les autres réseaux sociaux jouent un rôle significatif dans le partage de l’information. Ces plateformes ont malheureusement ouvert la boîte de Pandore de la désinformation et de la manipulation de l’opinion publique. Après avoir enquêté sur 24 millions de tweets concernant le Brexit, le spécialiste de la cyber sécurité F-Secure a identifié des manœuvres cherchant à faire pencher l’opinion du côté du Brexit. Ces campagnes ont été menées par des utilisateurs Twitter appartenant à l’extrême droite d’autres pays.

L’étude menée par F-Secure relève une activité inhabituelle auprès des deux camps (pro-Brexit et pro-Union européenne). Toutefois, cette dernière s’est avérée beaucoup plus importante dans les échanges pro-Brexit. Selon cette recherche, il s’agit d’une tentative de promotion des idées populistes de la droite sur le Brexit et sur d’autres questions politiques, comme les manifestations des gilets jaunes en France.

« L’activité pro-Brexit que nous avons constatée apparaît comme très différente de l’activité classiquement enregistrée. Cette activité inhabituelle, une fois mise en lien avec le contexte politique, peut parfois être révélatrice de campagnes d’astroturfing ou de désinformation », explique Andy Patel, Senior Researcher au sein du Artificial Intelligence Center of Excellence chez F-Secure. « Au minimum, nos recherches montrent qu’il y a une volonté au sein de l’extrême droite, à l’échelle mondiale, d’influencer le débat en faveur du Brexit. »

Les conclusions de cette étude s’appuient sur plusieurs constats :
● Les deux plus grands influenceurs de la communauté pro-Brexit ont reçu un nombre disproportionné de retweets, comparativement à la moyenne observée dans le groupe pro-UE.
● Le groupe pro-Brexit a compté sur l’appui d’une poignée de sources d’informations non-officielles.
● Un nombre important de comptes non-britanniques ont participé à des conversations pro-Brexit et ont retweeté des messages.
● Certains comptes pro-Brexit ont rédigé des tweets mélangeant le Brexit avec plusieurs autres thématiques (en particulier #giletsjaunes, et #MAGA -Make America Great Again-)
● Certains comptes pro-Brexit ont également pris part à l’agitation politique à laquelle la France est confrontée (#franceprotests)

Les données examinées comprenaient 24 millions de tweets contenant le « brexit ». Ces messages provenaient de 1,65 million de comptes, recueillis entre le 4 décembre 2018 et le 13 février 2019. L’étude se concentre sur les signes d’activités suspectes, qu’il s’agisse de traces de botnets, de campagnes de désinformation/d’astroturfing ou d’autres phénomènes inhabituels.

Bien que l’étude en question comprenne une quantité considérable de données concernant le Brexit, Andy Patel estime qu’il ne s’agit que d’un point de départ pour ce type d’enquête. Il espère que d’autres chercheurs s’appuieront sur les résultats de cette analyse pour mener d’autres recherches.

« Les réseaux sociaux génèrent d’énormes volumes de données. Déceler des tendances et phénomènes au sein de ces données peut s’avérer complexe et mobiliser de nombreuses ressources mais ce travail est essentiel : les réseaux sociaux constituent désormais une source importante d’informations, que beaucoup apprennent encore à utiliser. Nous espérons vraiment que les internautes prendront connaissance de cette recherche, qu’ils verront qu’il y a encore beaucoup à apprendre et qu’ils se serviront de notre travail pour mieux comprendre comment fonctionnent les réseaux sociaux. »




Voir les articles précédents

    

Voir les articles suivants