Rechercher
Contactez-nous Suivez-nous sur Twitter En francais English Language
 

De la Théorie à la pratique











Abonnez-vous gratuitement à notre NEWSLETTER

Newsletter FR

Newsletter EN

Vulnérabilités

Se désabonner

Bogdan Botezatu, Bitdefender : la cybersécurité est un sport d’équipe avec des règles pour protéger l’entreprise

septembre 2019 par Marc Jacob

Lors des Assises de la Sécurité, Bitdefender présentera sa nouvelle solution Bitdefender NTSA (Network Traffic Security Analytics) qui détecte les attaques avancées en temps réel, automatise le tri des alertes pour fournir du contexte et facilite la réponse aux incidents. Selon Bogdan Botezatu, expert Cybersécurité pour Bitdefender, il faut informer les employés que la cybersécurité est un sport d’équipe et que des règles sont établies pour protéger l’entreprise.

Global Security Mag : Qu’allez-vous présenter à l’occasion des Assises de la Sécurité ?

Bogdan Botezatu : Cette année, nous avons le plaisir d’animer un atelier au cours duquel deux clients partagerons leur expérience avec les solutions de notre gamme GravityZone : le Groupe SNEF et le Groupe Robertet. Ce sera l’occasion d’échanger et de présenter nos solutions multi-couches Next-Gen pour endpoints, non basées sur les signatures et qui intègrent notamment des modèles de Machine Learning avancés et paramétrables, de l’analyse comportementale, un anti-exploit et une sandbox intégrée.

Au cours du salon, un focus sera aussi réalisé sur notre nouvelle solution Bitdefender NTSA (Network Traffic Security Analytics) qui détecte les attaques avancées en temps réel et automatise le tri des alertes pour fournir du contexte et faciliter la réponse aux incidents. NTSA utilise une combinaison de Machine Learning et d’analyse comportementale, couplés avec les informations issues du cloud Bitdefender.

GS Mag : Quelles sont les principales menaces que vous avez pu identifier en 2019 ?

Bogdan Botezatu : Des recherches montrent que la pénurie de main-d’œuvre en cybersécurité s’aggrave d’année en année, ce qui sonne l’alarme après des chefs d’entreprise du monde entier. Cela incite les entreprises à mettre en œuvre et/ou à externaliser des centres d’opérations de sécurité (SOC), en mettant l’accent sur la détection et la réponse aux menaces.

Depuis 2017, les attaques de type ransomware ont augmenté à un rythme croissant, ciblant particulièrement les entreprises. Les hôpitaux et les OIV sont désormais les cibles privilégiées des attaquants. En 2019, le phénomène ne faiblit pas car l’émergence de plusieurs variétés de ransomwares sophistiqués tels que GandCrab, suscitent l’intérêt des cybercriminels, qui mettent en place des approches différentes et innovantes pour la diffusion et la monétisation de malwares.

Les entreprises externalisent de plus en plus leur personnel IT dans les centres d’opérations de sécurité en tant que service, ou SOCaaS. Cela leur fait économiser du temps et de l’argent surtout pour les entreprises dont les opérations dépendent fortement d’une infrastructure cloud, et qui ne disposent pas d’un centre d’opérations de sécurité dédié, ou qui manquent de compétences ou personnel nécessaires pour lutter contre les cybermenaces avancées.

Les RSSI alignent désormais leur mission sur les objectifs généraux de l’entreprise. Ils sont désormais obligés de plaider en faveur d’une augmentation de leur budget et de convaincre leurs pairs qu’une solide posture en matière de cybersécurité est, dans tous les sens du terme, plus que nécessaire.

Les nouvelles lois sur la protection des données telles que le règlement général sur la protection des données (GDPR) donnent un coup de fouet aux chefs d’entreprise. La menace d’une amende correspondant à 4% du chiffre d’affaires de la société entraîne des changements procéduraux et technologiques radicaux. Par exemple, l’analyse du trafic réseau est une technologie qui devient rapidement un guichet unique pour détecter les attaques en transit et capturer les données stockées pour une exfiltration ultérieure. La capacité spéciale de Bitdefender NTSA peut être résumée en un mot : VISIBILITÉ. La solution permet aux équipes SOC de voir ce qui se passe dans l’entreprise en temps réel, leur permettant de contrecarrer les attaques avant que les attaquants ne puissent infiltrer l’infrastructure.

GS Mag : Quid des besoins des entreprises ?

Bogdan Botezatu : La cybersécurité est un peu comme le jeu du chat et de la souris, et les cybercriminels ne dorment jamais. Les entreprises doivent rester au fait de ce qui se passe dans le paysage de la cybersécurité et réagir rapidement aux vulnérabilités. Par exemple, Nous avons découvert récemment de nouvelles vulnérabilités exploitables à distance, telles que l’attaque BlueKeep ou Intel SwapGS

Le maillon faible de la cybersécurité dans l’entreprise reste avant tout l’humain. Formez votre personnel à détecter les courriels et les sites Web malveillants, et effectuez des audits réguliers de la cybersécurité pour identifier vos failles de sécurité.

Les nouvelles technologies réduisent les risques de sécurité, mais augmentent également la complexité. Par exemple, si votre service informatique manque de visibilité sur les menaces liées au réseau, envisagez d’investir dans la technologie NTSA en tant que pilier de votre stratégie de cybersécurité. L’EDR est également une technologie extrêmement utile qui offre une visibilité après une violation, mais qui nécessite également davantage de personnel qualifié pour superviser et filtrer les événements. À ce stade, le problème de complexité peut être atténué en choisissant un seul fournisseur de sécurité ou en externalisant une partie des opérations de sécurité informatique sous un modèle SOC-as-a-Service.

Les cyberattaques deviennent de plus en plus complexes et nécessitent des technologies supplémentaires. Adoptez une stratégie de cybersécurité globale et multi-couches : pare-feu -> protection des terminaux -> sécurité du réseau -> détection et réponse aux intrusions. En appliquant plusieurs couches de sécurité à votre infrastructure, vous protégerez non seulement l’entreprise des cyberattaques potentielles, mais vous augmenterez également les coûts de l’attaquant, ce qui peut potentiellement les décourager.

GS Mag : De quelle manière votre stratégie est-elle amenée à évoluer pour adresser ces enjeux ?

Bogdan Botezatu : Bitdefender offre non seulement la meilleure protection antimalware, comme le prouvent régulièrement les organismes de tests indépendantes (AV-TEST , AV-Comparatives ou encore Virus Bulletin), mais fournit également des solutions de sécurité pour les environnements les plus hétérogènes. La solution GravityZone offre un volet de visibilité unique sur les environnements physiques, virtualisés et mobiles, ainsi que l’analyse de sécurité au niveau du réseau (NTSA) ou l’introspection de la mémoire via l’hyperviseur (Bitdefender HVI). En parallèle de notre approche en matière d’EDR, nous offrons une visibilité complète tout en réduisant le « bruit » et le nombre de personnes en sécurité informatique dédiées à la surveillance. Cette approche vise à rationaliser les opérations de sécurité au sein de l’entreprise, mais tente également de résoudre un problème plus endémique : la pénurie de compétences en cybersécurité. Selon le Forum économique mondial, la cybersécurité est l’une des compétences les plus difficiles à trouver en 2019.

GS Mag : La sécurité et la privacy « by design » sont devenues incontournables aujourd’hui. De quelle manière intégrez-vous ces principes au sein de votre entreprise et de votre offre ?

Bogdan Botezatu : En tant que leader mondial dans le domaine de la cybersécurité, nos valeurs fondamentales ont toujours été la sécurité et la confidentialité. Les modules GravityZone peuvent être installés dans des environnements isolés, ce qui permet aux administrateurs de contrôler totalement le comportement du produit.

GS Mag : Quels sont vos conseils en la matière, et plus globalement pour limiter les risques ?

Bogdan Botezatu : Informez les employés que la cybersécurité est un sport d’équipe et que des règles sont établies pour protéger l’entreprise.

Préparez bien en amont des correctifs et disposez souvent d’un inventaire de vos actifs sur le réseau de l’entreprise. Exécutez un programme de type bug bounty pour permettre à des rapporteurs externes d’exécuter des évaluations de vulnérabilité sur vos produits ou votre infrastructure et de vous divulguer de manière responsable les problèmes détectés.

Surveillez le trafic réseau en provenance et à destination des périphériques IoT installés sur le site. Certains d’entre eux sont fournis avec des informations d’identification codées en dur à des fins d’assistance, ce qui peut permettre à un tiers malveillant de connecter et de reconfigurer à distance l’équipement en question.

Organisez des formations de sensibilisation à la cybersécurité lors de l’intégration, puis régulièrement, à des intervalles définis, pour aider les employés à résoudre les problèmes épineux de la cybersécurité. Ces formations ne doivent pas uniquement être axées sur la détection des signes de fraude, elles doivent également indiquer comment signaler correctement les attaques de phishing ciblées contre l’équipe de sécurité informatique, afin que celle-ci puisse prendre les contre-mesures appropriées.

Installez la meilleure solution de sécurité !

GS Mag : Enfin, quel message souhaitez-vous faire passer aux RSSI ?

Bogdan Botezatu : La cybersécurité est un aspect complexe qui peut faire ou défaire une entreprise. Souvent, les entreprises optent pour des technologies ou des services simplement pour les cocher dans une liste de tâches de conformité, mais n’ont pas l’expertise nécessaire pour mettre en œuvre et gérer correctement ces technologies, de sorte qu’elles restent généralement inutilisées après l’achat. Dans ce cas, la sous-traitance des services de cybersécurité est une option beaucoup plus viable, et devrait être évoquée lors des réunions du conseil d’administration sur la budgétisation de la stratégie de cybersécurité.


Articles connexes:


Voir les articles précédents

    

Voir les articles suivants