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Baromètre de l’expertise du numérique

octobre 2019 par Groupe INOP’S

76% des entreprises se tournent résolument vers le freelancing pour faire face à la pénurie de talents

Le Groupe INOP’S lance le premier baromètre de l’expertise du numérique : une grande étude sur le dynamisme du secteur tech en France qui fait face à une pénurie de compétences sans précédent. En effet, notre étude démontre que, bien qu’elles soient en pleine croissance, les entreprises du numérique peinent à recruter de nombreux profils techniques. La principale raison ? Leur incompréhension des attentes des professionnels du numérique, qu’ils soient salariés ou freelances. 66% des entreprises se déclarent victimes de la pénurie de talents dans les métiers du numérique, ce qui a une conséquence directe sur leur croissance. 76% d’entre elles font désormais appel à des indépendants pour leurs besoins en expertise.

Pour comprendre les différents acteurs du numérique en France, INOP’S a interrogé 215 entreprises du numérique et + de 1 000 freelances. La pénurie de compétences est réelle dans les expertises les plus en tension, mais elle est accentuée par la fuite des talents vers le freelancing et la pluriactivité. Les entreprises doivent donc s’adapter à cette nouvelle forme d’accès à l’expertise et surtout, répondre à leurs attentes pour les préserver.

Les chiffres clés de l’étude indiquent que : 66% des entreprises sont victimes de la pénurie de talents dans le numérique

- 70% des entreprises dans le numérique interrogées finiront l’année 2019 avec un CA en forte croissance, dont 19% avec une croissance de + de 30% par rapport à 2018. 99% des entreprises prévoient d’embaucher de nouveaux experts en 2020.

- La difficulté à recruter est le principal frein à la croissance des entreprises (57%). Le turnover, très important dans ce secteur, est aussi un frein pour 23% des répondants. Plus d’un quart des entreprises mettent entre 3 et 6 mois pour recruter un expert, et elles ne trouvent en moyenne qu’un profil sur deux besoins ouverts.

- Les experts en cycle de vie des applications, en gestion du SI et en management de projets sont les plus recherchés par les entreprises actuellement.

- 76% des entreprises interrogées font appel à des freelances, certaines en les intégrant directement dans leurs équipes projets.

Les experts du numérique se tournent vers le freelancing et la pluriactivité

- 67% des experts interrogés deviennent freelance par choix de vie et 26% par rejet du salariat.

- Les freelances sont attirés par le contenu et les tâches de la mission (73%) par le TJM (50%) et par le challenge de la mission (42%).

- Les freelances préfèrent travailler pour des TPE/PME, des grands groupes ou des startups

- 40% des freelances ne décrochent pas certaines missions à cause d’un désaccord sur le TJM et 23% par manque de flexibilité du client.

- 58% des freelances pensent que la législation française doit évoluer en proposant un 3e statut intermédiaire pour les slashers. 30% pensent qu’encourager la pluriactivité serait une bonne solution contre la pénurie de talents.

- 41% des freelances préfèrent travailler en collectif avec d’autres freelances.

- 86% des indépendants recommanderaient le freelancing à leur meilleur ami car ce mode de vie est source de liberté, de flexibilité et d’absence de hiérarchie.

Une croissance du numérique freinée par la crise des compétences

Alors que 99% des entreprises interrogées vont embaucher des experts en 2020, elles ne vont trouver en moyenne qu’un profil sur 2 besoins ouverts après plusieurs mois de recherche. La difficulté à recruter des talents est citée comme le premier frein des entreprises qui ont répondu au baromètre.

Dans le top 5 des expertises les plus recherchées, ce sont les professionnels dédiés au cycle de vie des applications, à la gestion du SI, mais également les managers de projets, les experts en conseil métier et en Business Intelligence qui sont les plus demandés.

Pour endiguer cette pénurie, les entreprises font de plus en plus appel à des freelances pour ces métiers. 47% travaillent de temps en temps avec des freelances, 11% de plus en plus et pour 18% des entreprises interrogées, travailler avec des freelances fait partie de l’ADN de leur entreprise. 7% seulement ne souhaitent pas travailler avec des freelances, 6% songent à collaborer avec des indépendants prochainement et 4% ne sont pas encore prêtes à utiliser cette ressource.

Les entreprises doivent répondre aux attentes de la révolution freelance

La pénurie de talents s’explique en partie par un manque de formations en expertise de pointe en France et par une accélération des technologies qui nécessite un transfert de compétences continu. Mais elle est également due à une tendance des professionnels du numérique à devenir indépendant. En effet, le salariat ne fait plus rêver les français, qui fuient la hiérarchie et veulent travailler pour des projets qui ont du sens et qui répondent à leurs valeurs. 67% des freelances interrogés deviennent indépendants par choix de vie et 26% par rejet du salariat. Les freelances du numérique sont de plus en plus nombreux et les entreprises doivent à présent s’adapter à cette nouvelle forme de travail. L’indépendant n’est d’ailleurs plus un loup solitaire : 41% des freelances préfèrent travailler en collectif avec d’autres freelances.

Les freelances ont des attentes par rapport à leurs missions et aux entreprises avec lesquelles ils vont travailler. 38% des indépendants préfèrent travailler pour des TPE/PME, 19% pour des grands comptes, 13% pour des startups et 10% pour des ETI. Ils sont attirés d’abord par le contenu et les tâches de la mission (73%) puis, par le TJM (50%) et par le challenge de celle-ci (42%). Le relationnel avec le client est important pour 35% des répondants.

Les entreprises ont encore du mal à payer au juste prix les freelances. Le désaccord sur le TJM est la principale raison pour laquelle ils ne décrochent pas certaines missions. Le manque de flexibilité du client est également une cause citée par près d’un quart des freelances.

Les entreprises ne peuvent pas faire appel à un freelance de la même manière qu’un salarié. Travailler avec un indépendant demande plus de souplesse ! La plupart des freelances préfèrent travailler de chez eux (40%) ou en digital nomad (34%) plutôt que chez le client. Les entreprises doivent donc faire des efforts pour accueillir au mieux les indépendants et les intégrer sur place ou à distance aux projets d’équipe. Mais certaines ont déjà une relation de confiance avec un réseau de freelances : 57% des indépendants interrogés déclarent que leur expertise n’est pas remise en question et qu’ils sont bien intégrés dans les équipes de leur(s) client(s).

A quoi ressemblera le futur de l’expertise ?

La tendance est donc au freelancing pour les professionnels du numérique, mais aussi au slashing, autrement dit la pluriactivité. 12% des répondants ont choisi de devenir freelance pour mener une deuxième activité et 30% pensent que la pluriactivité est une solution pour réduire la pénurie de compétences. 58% des indépendants interviewés pensent que la France doit évoluer en proposant un 3e statut pour les slashers.

Quelles autres solutions sont à envisager dans le futur pour réduire la pénurie de talents ? Parmi les solutions proposées, les freelances et entreprises pensent qu’il faut plus d’écoles et de formations dans le numérique et bien sûr, plus de freelances dans les entreprises (pour 60%

des indépendants et 26% des entreprises). Les solutions peuvent venir également de changements au sein des entreprises, près d’un freelance sur 2 préconisant un meilleur suivi de carrière et plus de fidélisation et d’écoute des employés pour éviter le turnover. 32% des entreprises pensent également qu’il faut créer plus d’outils de gestion de talents. Enfin, si les expertises manquent en France, on peut également aller les chercher ailleurs : 27% des entreprises interrogées sont pour la simplification des procédures de visas pour les informaticiens étrangers.

Les innovations technologiques ne sont pas prêtes de s’arrêter dans les années à venir. Voici les 5 expertises qui vont cartonner d’ici 2030 d’après nos entreprises répondantes : la data science, l’IA, la cyber-sécurité, la blockchain et le marketing prédictif.

Pour construire le futur de l’expertise dans ces métiers et dans le secteur du numérique au sens large, les entreprises vont donc devoir accélérer leur mutation managériale en interne et ouvrir leur porte à des compétences externes pour rester dans la course à l’innovation. Elles donneront ainsi vie au concept d’entreprise étendue, en formant des équipes hybrides de ressources internes et externes qui faciliteront le transfert de compétences et la réalisation de projets.




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