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Audition des GAFA au Congrès : virage vers un retour de la souveraineté des Etats ou artifice ?

juillet 2020 par Frans Imbert-Vier, PDG d’UBCOM

Cette semaine, les géants de la tech (Amazon, Apple, Facebook et Google) ont été auditionnés pendant 5h au Congrès. Les patrons de ces grandes entreprises américaines ont tenté d’expliquer qu’ils n’abusaient pas de leur position dominante pour écraser leurs concurrents ou empêcher les consommateurs de sortir des écosystèmes qu’ils ont intelligemment élaborés.

Frans Imbert Vier, spécialiste franco-suisse de la protection et de la souveraineté des données, interprète différemment cette audition selon le camp politique auquel on adhère, à trois mois de l’élection présidentielle : « Les républicains voient leurs possibilités d’élection réduites et ressente le parti pris médiatique comme des contenus défendus par les réseaux sociaux. Pour masquer la panique, le discours se rattache à la domination économique, conséquence des politiques successive et bien avant l’ère Trump comme ce fut le cas sous la présidence Clinton qui avait engagé la première mise en route permettant la domination que l’on connait aujourd’hui ».

Au sujet des démocrates, Frans Imbert Vier analyse : « ils s’alignent en défendant l’innovation et l’économie intermédiaire littéralement étouffées par les GAFAM, aux États-Unis comme en Europe et particulièrement en France ces derniers temps.La crise du COVID-19 renforce ce sentiment, parti du fait que le monde se rend compte alors que sans visioconférence américaine on ne peut rien faire. Dans la réalité, c’est faux, mais c’est la perception qui en est faite ».

Derrière cela se cache une autre inquiétude, moins plébiscité pas les acteurs politiques : les démocrates comme les républicains s’inquiètent de la domination technologique du GAFAM, sans citer leurs puissances financières ni leurs parts de marché.
« L’enjeu, c’est la puissance de calcul qu’ils peuvent délivrer ; une capacité de stockage bien supérieur à ce que peut produire la NSA. Et ainsi de croire, par l’avènement de l’IA et des solutions proposées, qu’un jour un acteur de l’armement s’appuiera sur l’offre du GAFAM pour délivrer un système létal 4.0. Ainsi, il est facile de considérer qu’à partir de ce moment, sur le papier, un acteur du GAFAM deviendrait un acteur régalien en détenant le libre arbitre de la décision d’engager le feu sur une arme piloté par un logiciel d’Alphabet ou de Microsoft.
Cette posture est proche, possible, probable à court terme, et les Américains doivent trouver un moyen d’empêcher cela sans contraindre le droit du commerce et des échanges.

La posture du Congrès est donc un artifice d’un problème beaucoup plus grave et tragique pour les Nations à venir qui auront toutes - y compris la France - facilité la création d’un premier état numérique régalien » s’inquiète Frans Imbert Vier.




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