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Akamai publie son Rapport « État des lieux de l’Internet » du troisième trimestre 2014

janvier 2015 par Akamai

Akamai Technologies, Inc. publie son rapports « État des lieux d’Internet » du 3ème trimestre 2014. Établi à partir des données recueillies par l’Akamai Intelligent Platform™, ce rapport permet de mieux comprendre les principales statistiques mondiales, notamment les vitesses de connexion et l’adoption du haut débit sur les réseaux fixes et mobiles, le trafic d’attaques, la préparation des réseaux au format 4K, l’épuisement de l’IPv4 et l’adoption de l’IPv6.

Ce rapport porte également sur les problématiques de sécurité, les vulnérabilités Shellshock et OpenSSL, les kits Blackshades RAT et Spike DDoS ainsi que les attaques observées lors de la Coupe du Monde 2014.

Des données et schémas extraits du Rapport « État des lieux de l’Internet » du troisième trimestre 2014 sont également disponibles sur le site État des lieux de l’Internet d’Akamai et via l’application Akamai éponyme pour terminaux iOS et Android.

« Il suffit d’observer le nombre impressionnant d’appareils connectés ainsi que les différentes annonces sur les équipements connectés et la domotique faites lors du CES 2015 pour percevoir l’engouement constant du grand public pour les technologies et services connectés », souligne David Belson, auteur du rapport. « La forte croissance annuelle tendancielle soulignée dans ce rapport va de pair avec l’évolution d’Internet dont le développement répond aux besoins de nos modes de vie toujours plus connectés. »

Vitesses moyennes de connexion et accès haut débit dans le monde

Pour le 2ème trimestre consécutif, la vitesse moyenne de connexion dans le monde est demeurée supérieure à 4 Mb/s, seuil du « haut débit » ; elle a toutefois accusé un léger repli, de 2,8 %, au 3ème trimestre 2014 pour s’établir à 4,5 Mb/s.

Les vitesses moyennes de connexion ont progressé dans 6 des 10 principaux pays qui, tous, sont demeurés largement au-dessus des 10 Mb/s, seuil du « très haut débit ». Parmi ceux à avoir amélioré leur vitesse moyenne de connexion d’un trimestre sur l’autre, Singapour (12,2 Mb/s) a enregistré la progression la plus spectaculaire, en hausse de 18 %. La croissance la plus modeste revient au Japon (15 Mb/s), avec une variation trimestrielle de 0,8 %. L’Irlande (13,9 Mb/s) a affiché, tout comme Singapour, au moins 10 % de hausse par rapport au trimestre précédent. Des progressions annuelles ont été observées dans 129 pays/régions éligibles, à des taux allant de 150 % pour Jersey (9,7 Mb/s) à 0,2 % en Équateur (3,6 Mb/s).

À l’instar de la vitesse moyenne de connexion, la vitesse maximale moyenne de connexion dans le monde s’est, elle aussi, inscrite en léger repli (de 2,3 %) au troisième trimestre, à 24,8 Mb/s. Hong Kong a conservé la première place du classement, à 84,6 Mb/s, talonné par Singapour (83 Mb/s). Les 10 principaux pays/régions ont tous fait valoir des progressions significatives de leurs vitesses maximales moyennes de connexion en comparaison de l’année précédente. Si l’Uruguay (58,6 Mb/s) mène le jeu avec une variation de 334 % d’une année sur l’autre, le Luxembourg (54,4 Mb/s) a plus que doublé ses performances, en progression de 130 %. Au total, les vitesses maximales moyennes de connexion ont augmenté dans 135 pays/régions éligibles depuis le troisième trimestre 2013.

À l’échelon mondial, les taux d’adoption du très haut débit (>10 Mb/s) ont reculé de 0,5 % au troisième trimestre, après une solide croissance trimestrielle plus tôt dans l’année. Contrairement aux trimestres antérieurs, peu de variations ont été observées dans les 10 principaux pays/régions, les hausses s’échelonnant de 0,5 % au Japon (55 % d’adoption) à 8,4 % en Suède (44 % d’adoption). Parmi les 63 pays/régions éligibles à cet indicateur, 28 seulement ont fait valoir des progressions d’un trimestre sur l’autre. Le taux d’adoption mondial du très haut débit s’est inscrit en hausse de 22 %, contre 65 % de progression enregistrée aux premier et deuxième trimestres de cette année. Parmi les 10 principaux pays/régions, seul le Japon a affiché une variation en glissement annuel en deçà de 10 % tandis que la Roumanie (49 % d’adoption) et Israël (44 % d’adoption) ont plus que doublé leurs taux d’adoption. Dans les 62 autres zones géographiques, les progressions annuelles ont été contrastées, allant de 6,3 % au Japon à 3 015 % en Uruguay (pour un taux d’adoption de 7,3 %).

Le taux d’adoption mondial du haut débit (>4 Mb/s) atteint 60 %, en hausse de 1 % d’un trimestre à l’autre. 99 pays/régions entrent dans cet indicateur, 55 d’entre eux ont fait valoir une progression trimestrielle de ce taux. Et Israël était le seul, parmi les 10 premiers pays/régions, à justifier d’une hausse supérieure à 1 % pour un taux d’adoption établi à 92 %. En matière d’adoption du haut débit, la Corée du Sud a conservé, à 96 %, le taux le plus élevé, talonnée par la Bulgarie à 95 %. Le taux d’adoption mondial s’est accru de 12 % par rapport au troisième trimestre 2013. Bien que toujours positive, sa croissance annuelle n’a cessé de décliner au cours des derniers trimestres. En glissement annuel, les taux d’adoption du haut débit s’inscrivent également à la hausse dans les 10 premiers pays/régions, avec des progressions allant de 1,3 % à Curaçao à 18 % en Bulgarie. Tous les pays éligibles, sauf neuf, ont intensifié leur adoption du haut débit depuis un an, de 0,7 % en République tchèque (83 % d’adoption) à 1 884 % en Indonésie (35 % d’adoption).

Préparation au format 4K

À la suite de l’introduction du critère de mesure « préparation à la technologie 4K » du rapport sur l’État des lieux d’Internet pour le 1er trimestre 2014, Akamai a, une nouvelle fois, identifié les pays les plus susceptibles de supporter des vitesses de connexion supérieures à 15 Mb/s, dans la mesure où les streamings vidéo à débit adaptatif ultra HD nécessitent un haut débit compris entre 10 et 20 Mb/s. Les conclusions ne prennent pas en compte les autres facteurs de « préparation » tels que la disponibilité du contenu encodé 4K ou les télévisions et lecteurs multimédia 4K.

Au total, 52 pays/régions étaient éligibles ce trimestre, et 12 % des connexions dans le monde ont été effectuées à des vitesses au moins égales au seuil de 15 Mb/s. Malgré un repli de 2,8 % d’un trimestre à l’autre, le degré de préparation au format 4K s’est accru de 32 % sur un an. La Corée du Sud est demeurée le meilleur élève dans ce domaine, deux tiers de ses connexions à Akamai étant réalisées à 15 Mb/s au moins.

Attaques de trafic et sécurité

Akamai possède un ensemble d’agents déployés sur Internet afin d’enregistrer les tentatives de connexion pouvant être considérées comme des attaques de trafic. À partir des données collectées par ces agents, Akamai est en mesure d’identifier les principaux pays dont proviennent les attaques ainsi que les principaux ports visés par ces dernières. Il convient cependant de noter que le pays d’origine identifié par l’adresse IP source ne peut pas servir à identifier le pays dans lequel réside l’attaquant.

Au 3ème trimestre 2014, quelques 201 pays/régions (un chiffre en nette augmentation par rapport aux 161 du deuxième trimestre, et davantage en phase avec les 194 dénombrés au premier trimestre) étaient responsables du trafic d’attaques observé par Akamai. Comme l’ont établi les précédents rapports, la Chine est à l’origine de la plus forte concentration d’attaques (50 %), près de trois fois plus nombreuses que celles émanant des États-Unis, où ce trafic a progressé de 25 % environ d’un trimestre à l’autre. La Chine et les Etats-Unis sont les deux seuls pays à avoir généré plus de 10 % des attaques observées dans le monde. Seul des 10 principaux pays à être en perte de vitesse, l’Indonésie, qui représentait 15 % du trafic d’attaques dans le monde au 2ème trimestre, n’intervenait plus qu’à hauteur de 1,9 % de celui-ci au troisième. La concentration du trafic d’attaques a légèrement diminué au 3ème trimestre, les 10 premiers pays/régions étant à l’origine de 82 % des attaques observées (contre 84 % au trimestre précédent). Par ailleurs, 64 % du trafic d’attaques émanait de la région Asie-Pacifique (contre 70 % au trimestre précédent), la participation de l’Afrique à ce trafic étant des plus faibles (1 %).

Le volume de trafic observé ciblant les ports 80 (HTTP/WWW), 443 (HTTPS/SSL) et 880 (HTTP alternatif) a chuté au 3ème trimestre, les trois ports en question détournant une infime partie des volumes d’attaques constatés aux trimestres précédents. Le port 23 est demeuré la cible privilégiée des attaques observées en provenance de Chine, avec un volume plus de trois fois supérieur à celui dirigé contre le port 80, deuxième port le plus attaqué du pays.

Trafic d’attaques par déni de service distribué (DDoS)

Outre les observations sur le trafic d’attaques, le Rapport sur l’État d’internet comporte une analyse des attaques de type DDoS fondée sur les rapports des clients d’Akamai Akamai. Le nombre d’attaques DDoS ainsi signalées s’élève à 270 pour le deuxième trimestre consécutif, en repli de 4,5 % depuis le début de l’année 2014 et de 4 % par rapport au 3ème trimestre 2013.

Comparativement au 2ème trimestre, le nombre d’attaques a chuté à la fois en Amérique du Nord et en Amérique du Sud, avec 142 attaques relevées, et en région EMEA (Europe, Moyen-Orient et Afrique), où 44 attaques ont été dénombrées. Il a progressé de 25 %, en revanche, en région Asie-Pacifique, avec 84 attaques recensées. La répartition sectorielle est demeurée inchangée par rapport au trimestre précédent ; commerces, grandes entreprises, haute technologie, médias et loisirs, de même que le secteur public ont tous subi un nombre d’attaques identique au trimestre précédent, bien que les cibles réelles de ces attaques aient évolué. Par rapport au troisième trimestre de l’année 2013, les cyberattaques contre les grandes entreprises ont diminué de plus d’un tiers, passant de 127 à 80. Dans le même temps, celles visant les entreprises de haute technologie ont été multipliées par trois, passant de 14 à 42.

Akamai a constaté une amplification du nombre d’attaques répétées contre la même cible au troisième trimestre, ce qui rétablit à 25 % le pourcentage de risques d’une attaque ultérieure ciblant la même entité. Les attaques dirigées contre des cibles uniques sont en perte de vitesse ; 174 ont été comptabilisées au troisième trimestre, contre 184 au trimestre précédent.

IPv4 et IPv6

Au 3ème trimestre 2014, plus de 790 millions d’adresses IPv4 issues de 246 pays/régions se sont connectées à Akamai Intelligent Platform. En l’espace d’un trimestre, ce sont ainsi près de deux millions d’adresses IPv4 distinctes supplémentaires à travers le monde qui ont envoyé des requêtes à Akamai, une hausse symbolique après la perte de sept millions d’adresses au 2ème trimestre. Dans le cercle des 10 premiers pays, le nombre d’adresses IP distinctes a légèrement progressé aux Etats-Unis, de 20 000 adresses environ. Même constat au Brésil, en France et en Russie, dont les nombres respectifs d’adresses IPv4 distinctes ont modérément augmenté alors que dans les six autres pays, ce nombre s’est inscrit en léger repli par rapport au deuxième trimestre. Si, d’un trimestre à l’autre, le nombre d’adresses IPv4 distinctes a progressé dans 58 % des pays, il s’est accru d’au moins 10 % dans 28 pays/régions.

Les câblo-opérateurs et opérateurs de téléphonie mobile qui, pour nombre d’entre eux, jouent le rôle de précurseurs dans l’adoption du format IPv6 dans leurs pays respectifs, demeurent très représentés dans le nombre de requêtes IPv6 adressées à Akamai. Verizon Wireless et Brutele ont ainsi adressé plus de la moitié de leurs requêtes à Akamai sur IPv6, suivis de près par Telenet.

Connectivité mobile

Dans le Rapport sur l’Etat des lieux d’Internet du 3ème trimestre 2014, 54 pays/régions remplissaient les conditions requises pour figurer à cette rubrique. La Corée du Sud a continué à se prévaloir de la vitesse moyenne de connexion mobile la plus élevée ; de 15,2 Mb/s, celle-ci est passée à 18,2 Mb/s au 3ème trimestre. Lanterne rouge du peloton, l’Iran, avec 0,9 Mb/s, est le seul pays éligible à afficher une vitesse moyenne inférieure à 1 Mb/s. À 10,9 Mb/s, la Slovaquie, elle, a rejoint la Corée du Sud au rang des pays ayant franchi la barre des 10 Mb/s, seuil du très haut débit.

Les vitesses de connexion mobile maximales moyennes ont à nouveau couvert un large spectre au troisième trimestre, allant de 98 Mb/s (plafond) à Singapour à 3,3 Mb/s (plancher) en Iran. Neuf pays/régions affichaient des vitesses de connexion maximales moyennes supérieures à 50 Mb/s quand 40 autres dépassaient les 10 Mb/s.

Le rapport analyse également la proportion de connexions à Akamai réalisées via des opérateurs de réseaux mobiles en « haut débit » (à des vitesses supérieures à 4 Mb/s). Au troisième trimestre, la Suède a ravi la première place au Danemark, avec un taux d’adoption de 94 % ; en Iran, au Paraguay, en Croatie et au Vietnam, en revanche, les taux d’adoption du haut débit mobile s’inscrivaient tous en deçà de 1 %.




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