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AFCDP : 73,7 % des DPO recommanderaient leur métier à un jeune

décembre 2019 par AFCDP

En juin dernier, l’association qui regroupe et représente les délégués à la protection des données (DPD ou DPO pour Data Protection Officer) avait dévoilé les premiers enseignements de la première étude sur le métier de DPO conduite par la DGEFP (ministère du Travail) et l’AFPA avec l’appui de la CNIL. Ce sont désormais les résultats complets qui sont disponibles, et ils comportent quelques surprises.

La Délégation générale à l’emploi et à la formation professionnelle (DGEFP, Ministère du Travail) vient de publier les résultats complets de la première étude de grande ampleur sur le métier de Délégué à la protection des données (DPD ou DPO pour Data protection officer), réalisée par l’AFPA avec la participation de l’AFCDP, l’association des DPO et des professionnels de la protection des données et le soutien de la CNIL.

L’étude de la DGEFP, qui s’est déroulée entre mars et avril 2019 est exceptionnellement représentative, puisqu’elle a recueilli les réponses de 1.265 DPD désignés auprès de la CNIL. Elle est également remarquable par l’ampleur des thèmes couverts : organisation de la fonction, moyens attribués au DPD, compétences cibles, formation, rôle et perception de la fonction de DPD, etc.

L’étude avait pour objectif de bien de comprendre les exigences et les conditions d’application du RGPD afin d’identifier les enjeux économiques, technologiques, réglementaires, organisationnels et les impacts en termes d’évolution des métiers et des compétences.

Pour l’AFCDP, cette étude révèle ou confirme plusieurs points très positifs, comme le respect de la parité au sein de la communauté des DPD, le fait que le métier semble être partiellement à l’abri du jeunisme, la surreprésentation des rattachements à la direction générale ou au secrétariat général, le fait que les recommandations des Délégués sont souvent écoutées et suivies par le responsable de traitement.

73,7 % des DPO recommanderaient leur métier à un jeune

On note que près des trois quarts des répondants sont satisfaits de leur position, ce que corroborent les 73,7 % des DPD qui recommanderaient « sans hésiter » ou « probablement » leur métier à un jeune. Il est donc confirmé que le métier de DPD présente des caractéristiques attrayantes, à commencer par sa transversalité et la variété des compétences utilisées. Son caractère éthique (la protection des personnes, au travers de celles de leurs données et leurs droits) est également un facteur important.

Certes, quelques points peuvent être regrettés, tels que la trop grande fréquence des situations stressantes ou de tentatives d’atteinte à l’indépendance du DPD, l’isolement de certains professionnels, le manque de relais au sein des directions Métier et des entités géographiquement éloignées ou le fait que seuls 39,7 % des DPD disposent d’un budget dédié.

Sur le front de l’emploi, il est intéressant de noter qu’alors que les répondants expriment de grandes difficultés à trouver des collaborateurs de bon niveau (65,5 % d’entre eux estiment ne pas avoir réussi), on relève que la majorité des offres d’emploi se focalisent (à tort) sur les seuls profils juridiques. On ne répètera jamais assez qu’il n’existe pas de profil idéal pour être DPD.

Le sujet de la formation du DPO est au centre de l’étude

La question n’est plus « Faut-il se former ? », mais « Avec quelle intensité dois-je me former ? » Avec le nouveau quantum de sanctions, les analyses et les conseils du DPD doivent être sans faille. Une formation longue doit donc être privilégiée (elles sont référencées sur le site web de l’AFCDP) : accepterait-on de se faire opérer par un chirurgien ayant suivi trois jours de formation ? Dès sa création, l’AFCDP a soutenu la création de formations diplômantes (elle a notamment pris part à l’émergence, dès 2007, de la première formation reconnue au niveau européen). Malgré l’ouverture de plusieurs Diplômes universitaires ces dernières années, on note toujours un manque en région.

On peut être aussi surpris par la sous-estimation par les DPD de profil juridique du besoin de disposer d’un niveau minimum de connaissances techniques : cette forme de « naïveté technique » est une faiblesse et met les DPD concernés en état de dépendance vis-à-vis de leur DSI et des sous-traitants.

Mais la plus grande surprise de cette étude est sans doute les 24,6 % des DPD externes qui avouent ne pas maîtriser leur sujet. Le cadre légal est complexe et de nombreux points demandent encore à être clarifiés, mais on perçoit bien ici l’effort de formation nécessaire. Signalons à ce sujet l’excellent MOOC publié par la CNIL.

Plusieurs points méritent d’être creusés - et l’AFCDP maintient son implication et celles de ses adhérents pour cela - et il serait intéressant de répliquer tout ou partie de cette étude chez nos voisins, afin de disposer de comparaisons.

Les résultats de cette étude ambitieuse vont venir soutenir et enrichir les initiatives prises ces dernières années par l’AFCDP : publication d’un Code de déontologie , mise à disposition d’un modèle de fiche de poste et de lettre de mission , mise en ligne d’un « job board » gratuit dédié au métier de DPD . En complément, l’association vient de dévoiler un « Observatoire du Métier de DPO » et travaille à un Observatoire salarial.


1 https://afcdp.net/etude-sur-le-meti...
2 https://afcdp.net/charte-de-deontol...
3 https://afcdp.net/dpo-fiche-de-post...
4 https://afcdp.net/dpo-fiche-de-post...
5 https://afcdp.net/consignes-pour-le...
6 https://afcdp.net/observatoire-du-m...




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