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86 % des professionnels des risques s’attendent à voir la fréquence des attaques cyber augmenter à cause du COVID-19

octobre 2020 par Willis Ré

Tous les professionnels des risques s’accordent à dire que les cyberattaques devraient présenter un danger encore plus important à cause du COVID-19. En effet, 86 % des quelques 1 000 personnes interrogées dans le cadre de l’enquête 2020 Cyber Risk Outlook s’attendent à voir la fréquence des attaques augmenter, et 54 % anticipent une hausse de leur sévérité. Ce tour d’horizon des cyber risques est publiée une fois par an par Willis Ré, filiale réassurance de Willis Towers Watson.

Les répondants (un échantillon des professionnels de 56 pays spécialisés dans la gestion des risques, l’indemnisation, la souscription, du droit, du courtage et de l’analytique) estiment que les causes des sinistres se répartiront presque à parts égales entre les fuites de données, les rançongiciels et les interruptions d’activité. Près de 32 % d’entre eux considèrent les interruptions d’activités comme la source de pertes la plus probable (contre seulement 10 % avant la pandémie). Ceci peut s’expliquer par une hausse spectaculaire de leur sensibilité à ce risque pendant la crise du COVID-19. Les fuites de données perdent leur statut de principal risque de perte avec 33 % des répondants , contre 53 % l’année dernière.

L’augmentation anticipée des pertes post COVID-19 peut être un des résultats de la transition soudaine et massive vers le télétravail, ce changement ayant augmenté la vulnérabilité cyber de nombreuses entreprises. Si les perceptions quant à une hausse de fréquence varient peu selon les régions, 68 % des répondants d’Asie-Pacifique s’attendent en revanche à une hausse de la sévérité des attaques, contre seulement 37 % de leurs homologues européens.

La crainte d’un événement catastrophique mondial de type cyber provoquant des demandes d’indemnisation proches ou supérieures à 10 milliards de dollars s’est renforcée depuis la pandémie. Ainsi, auparavant, seuls 13 % des répondants considéraient un tel événement comme « probable » dans les cinq prochaines années. Mais aujourd’hui, ce pourcentage atteint un tiers des répondants. Cette préoccupation est plus présente dans la région Asie-Pacifique, où elle s’étend à la moitié des répondants.

« Cette année, l’enquête montre clairement qu’aux yeux des professionnels des risques du monde entier, la pandémie a augmenté le risque d’attaques cyber, et de manière considérable dans certains cas. Ces professionnels s’attendent à une réaction de la part du secteur de l’assurance ; malheureusement celle-ci risque de ne pas correspondre à nos attentes. Alors que trois quarts des individus interrogés estiment que la demande de couvertures cyber augmentera après la pandémie du COVID-19, seuls 45 % d’entre eux anticipent une augmentation de l’offre. Ceci explique peut-être pourquoi trois spécialistes sur quatre pensent que les coûts de ces couvertures sont amenés à augmenter. Les professionnels de l’assurance ont un défi à relever pour déjouer ces prévisions ! », observe Ezechiel Symenouh, Cyber Risks Practice Leader chez Gras Savoye Willis Towers Watson.




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