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79 % des Français souhaiteraient effacer définitivement certains contenus postés sur les réseaux sociaux en 2021

janvier 2022 par Kaspersky

Kaspersky publie les conclusions d’une étude qui s’intéresse au niveau de sensibilisation des internautes et à leur comportement concernant la confidentialité de leurs données et leur empreinte numérique. L’enquête se penche sur les différences de perception d’un pays et d’une génération à l’autre, les individus de la génération Z étant les plus radicaux en matière de contrôle des données puisque beaucoup d’entre eux souhaiteraient supprimer définitivement certains de leurs posts.

L’enquête, dans le cadre de laquelle ont été interrogés plus de 8 500 internautes de plus de 16 ans originaires de 11 pays dont 1 070 en France, a mis en évidence les fausses croyances qui circulent sur le contrôle de l’identité numérique. Par exemple, beaucoup pensent à tort que les comptes et messages publiés sur les réseaux sociaux peuvent être définitivement supprimés.

Liker à bon escient

Les posts que nous likons sur les réseaux sociaux peuvent profondément influencer la manière dont les autres nous perçoivent. Dans toute l’Europe, les utilisateurs ont conscience que leurs activités en ligne peuvent avoir des conséquences. Ils ont indiqué que certains sujets étaient plus risqués et sensibles que d’autres et pouvaient avoir une incidence sur leur image et même leurs perspectives d’emploi.

Pour 38 % des citoyens européens contre 46 % pour les Français, les messages désobligeants à l’égard des personnes handicapées apparaissent comme les plus préjudiciables pour leurs relations interpersonnelles et leurs perspectives d’emploi. Par ailleurs, près d’un répondant sur trois (34 %) - contre 28 % en France - ont déclaré que le fait de partager des messages anti-vax pouvait nuire à leur carrière. Si 32 % des utilisateurs européens pensent que le langage anti-trans pourrait également affecter leur carrière, les répondants français sont particulièrement d’accord, puisqu’ils sont même 40 % à le penser.

Discrimination à l’embauche

Plus de la moitié des cadres français (57 %, ce qui est bien supérieur à la moyenne européenne de 48 %) ont admis avoir fait des recherches sur la présence en ligne d’un de leurs collaborateurs lorsqu’ils ont rejoint l’entreprise et y avoir trouvé des contenus qu’ils ont jugés négatifs. Par ailleurs, 39 % des Français interrogés ont déclaré connaître quelqu’un dont l’emploi ou la carrière avait été impacté en raison d’un ancien message posté sur les réseaux sociaux. Malgré cela, 42 % des Français et 32 % des Européens n’ont jamais modifié ou supprimé un de leurs anciens posts.

Beaucoup de personnes ont un problème avec la manière dont leur présence en ligne façonne leur image. Au total, 42 % des utilisateurs (38 % en France) estiment que leur profil sur les réseaux sociaux ne les représente pas de manière authentique. Par ailleurs, 48 % à l’échelle européenne contre 42 % en France, pensent que leur historique de recherche pourrait donner une fausse idée de ce qu’ils sont réellement.

De manière inquiétante, les 16-21 ans pensent, dans leur grande majorité (81 %), qu’ils peuvent supprimer définitivement toute trace de leur activité en ligne. En France, ce chiffre est un peu plus faible, mais 73% des 16-21 ans pensent avoir le contrôle total de leur présence en ligne.

Testament numérique

Des millions de personnes décèdent en laissant derrière elles leur profil sur les réseaux sociaux et leur historique de recherche sur Internet. Naturellement, la plupart n’ont pas le temps d’examiner leur empreinte numérique avant de partir pour de bon. Cette enquête a mis en évidence un manque d’information à cet égard, puisque près d’un tiers (30 %) des citoyens européens contre 33 % en France n’ont pas réfléchi à ce qu’il adviendra de leur empreinte numérique après leur décès, et que près d’un cinquième (19 %) contre 21 % en France pensent à tort que tous leurs comptes sur les réseaux sociaux seront automatiquement supprimés définitivement.

D’après l’enquête, 37 % des sondés (40 % en France) n’auraient pas de problème à accéder au profil d’un parent décédé sur les réseaux sociaux si ce dernier laissait ses identifiants dans son testament. Toutefois, on constate que les mêmes sondés ne sont pas aussi à l’aise lorsqu’il s’agit de le faire eux-mêmes. Ainsi, une même proportion de répondants (37 %) ne sont pas prêts à laisser leurs identifiants dans leur testament. En France, seulement 30 % des personnes interrogées se sentent mal à l’aise avec cette idée, tandis que 46 % se sentent tout à fait d’accord pour laisser les identifiants de leurs réseaux sociaux dans leur testament.

« Les données nous suivent où que nous allions, elles deviennent une part de nous-mêmes et restent avec nous toute notre vie. Les données que nous partageons aujourd’hui ne reflètent pas forcément la personne que nous serons demain », commente David Emm, Principal Security Researcher au sein de la Global Research & Analysis Team de Kaspersky. « Nous devons mieux comprendre l’incidence des données que nous partageons sur le long terme et la manière dont elles peuvent influer sur nos vies. Mais surtout, nous devons évaluer si, et dans quelle mesure, nous pouvons effacer définitivement une identité numérique qui n’est plus en phase avec nos propres valeurs. Avec Kaspersky Security Cloud, nous pouvons visualiser l’emplacement de nos données et savoir comment les protéger pour bâtir un monde plus sûr. » Il est essentiel de sensibiliser les internautes à la gestion de la confidentialité des données et au « droit à l’oubli », car les résultats de l’enquête montrent qu’il existe un écart croissant entre la perception qu’ont les gens du contrôle de leur empreinte numérique et la réalité. Les citoyens doivent désormais garder le contrôle de leurs données et avoir une pleine visibilité de leur empreinte numérique s’ils souhaitent protéger le monde de demain.




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