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6 - 7 avril à Paris - colloque : « Construire la paix et la sécurité internationale de la société numérique »… pour éviter l’escalade

mars 2017 par Marc Jacob

Le SGDSN et l’ANSSI ont annoncé la tenue d’une conférence internationale à l’UNESCO : « Construire la paix et la sécurité internationale de la société numérique ». Cette conférence où sont conviés les acteurs publics et privés a pour objectif de favoriser l’application des principes et du droit international, de réfléchir à l’impact potentiel de certaines pratiques sur le développement économique, d’étudier la manière dont le secteur privé redéfini potentiellement les grands équilibres du numériques à l’ère numérique en matière de défense, d’offensif et de régulation internationale. Un vaste débat à l’aube de la prééminence de du numérique…

Guillaume Poupard et Louis Gautier

Louis Gautier, le directeur du SGDSN et Guillaume Poupard, directeur général de L’ANSSI ont annoncé une nouvelle fois la tenue de la conférence« Construire la paix et la sécurité internationale de la société numérique » qui se déroulera les 6 et 7 avril à l’UNESCO à Paris. Devant la recrudescence des risques, la modification du contexte de Sécurité.... les réponses aujourd’hui sont plutôt le recours à la violence. Pourtant une autre possibilité existe qui serait de construire la paix numérique afin de conserver une relation d’échanges, de construction d’un avenir apaisé ont expliqué de concert Louis Gautier et Guillaume Poupard. Ainsi, l’ANSSI est tout à fait dans son rôle de prévention, de bon comportement, de régulation. Même si cette initiative n’est pas facile à faire entendre, une telle réflexion est nécessaire. Au préalable, une conférence préparatoire avec des juristes a déjà eu lieu afin de définir un cap et des thèmes pour cette conférence. Son objectif est de mobiliser les États afin de réguler, un peu comme dans le domaine financier, mais sans être trop intrusif.

Pour cette conférence, des acteurs publics et privés ainsi que des experts de tout horizon seront réunis. Depuis la conférence de Budapest, il n’y a quasiment pas eu d’événement de ce type dans le monde. Il est aujourd’hui nécessaire de mobiliser tous les acteurs afin de prendre conscience à la fois des risques mais aussi de la nécessaire adoption de règles de bonnes conduites du domaine cyber.

Guillaume Poupard a expliqué que cette conférence allait se découper en quatre demi-journées avec des interventions juridiques et techniques avec des experts tant techniques que juridiques. Un débat d’experts pour débattre du droit international dans le cyberespace.

La question du qui peut faire quoi, portée par des industriels comme Huawei et Microsoft, des approches politiques, un débat sur le Hackback c’est à dire l’autodéfense suite à une attaque par toute entité victime feront parmi des thèmes abordés. Pour Guillaume Poupard l’autodéfense est dangereuse, même si c’est une position qui est débattu dans certains pays comme aux Etats-Unis. Il préfère que seuls quelques services de l’Etat puissent avoir ce droit.

Il a rappelé qu’une plateforme multilingue a été ouverte afin que tout le monde puisse donner son avis : https://jesuisinternet.today/ Les réflexions déposées sur cette plateforme pourraient nourrir les débats de cette conférence.

Cette conférence pourrait être suivie d’autres sans compter des travaux par des experts qui devraient nourrir le débat au fil des années.

Pour le moment, on ne sait pas qui représentera les États-Unis et la Russie ou encore la Chine.

La doctrine française dans cas de cyberattaques est claire, il s’agit de répondre par tous les moyens nécessaires, de la diplomatie à toutes formes de répliques. Cette conférence a pour objectif plutôt de commencer à bâtir la paix sur le cyberespace afin d’éviter les escalades en ce domaine.

La participation à ce colloque est gratuite. Sa préparation a été appuyée par le réseau AMNECYS (Alpine Multidisciplinary Network on Cybersecurity Studies), le Ministère des Affaires étrangères et du développement international, du soutien du secrétariat d’Etat chargé du numérique et de l’innovation. Il s’appuie en outre, sur les travaux des ministère de la justice, de la défense et de l’intérieur.




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