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5G en France : vers un affaiblissement de notre résilience numérique ?

juillet 2020 par Frans Imbert-Vier, PDG d’UBCOM

Alors que l’Etat a décidé d’imposer de lourdes restrictions à l’équipementier Huawei pour déployer la 5G en France il y a quelques jours pour des enjeux de souveraineté nationale, et que le contrôleur européen de la protection des données (EDPS) a mis en ligne « ses conclusions et recommandations sur l’utilisation des produits et services Microsoft par les institutions de l’UE », invoquant une méfiance très claire des acteurs non européens et essentiellement Microsoft, la France n’aurait-elle pas mieux fait d’imposer tout simplement une 5G européenne comme les autres pays le font ? Evitant ainsi la délocalisation des activités de Nokia France dans des pays comme l’Inde, la Pologne et le Canada par exemple.

En effet, le rapport de l’EDPS indique que certaines institutions européennes ont été confrontées à un certain nombre de problèmes concernant la localisation des données, les transferts internationaux et le risque de divulgation illicite de données. Elles n’ont pas été en mesure de contrôler la localisation d’une grande partie des données traitées par Microsoft. Elles n’ont pas non plus contrôlé correctement ce qui était transféré en dehors de l’UE/EEE et comment. Il y avait également un manque de garanties appropriées pour protéger les données qui quittaient l’UE/EEE. Les institutions de l’UE disposaient également de peu de garanties pour défendre leurs privilèges et immunités et s’assurer que Microsoft ne divulguerait des données personnelles que dans la mesure où la législation de l’UE le permettait.

« Ces conclusions et recommandations issues de l’enquête de l’EDPS sont susceptibles de présenter un intérêt plus large que celui des seules institutions de l’UE : elles peuvent intéresser tout particulièrement l’ensemble des autorités publiques des États membres de l’UE/EEE. L’absence d’un Secrétaire d’État au numérique en France est un contre sens des inspirations d’une Europe souveraine et indépendante. C’est aussi une régression claire qui peut afficher un manque de discernement critique à l’égard des enjeux numériques français. C’est un affaiblissement de notre résilience numérique en facilitant l’intelligence économique à l’égard de nos entreprises et c’est après tout un enjeu politique et de démocratie pour la nation qui se voit ainsi livrée au leadership américain qui ne se prive pas de nous aspirer et d’influencer notre libre arbitre. » déclare Frans Imbert-Vier, PDG d’UBCOM. 

« A l’aube de l’intelligence artificielle, il est peu compréhensible de constater que la première puissance nucléaire européenne n’a pas encore compris que sa souveraineté sanitaire, économique, politique et prochainement militaire est dépendante de sa souveraineté numérique, inexistante à ce jour. » ajoute-t-il.




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