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5G en France : décroissance ou progrès ? Quels sont les vrais enjeux ?

septembre 2020 par Guillaume Vaquero, Senior Manager au sein du cabinet de conseil Wavestone

Le 29 septembre prochain, débuteront les enchères pour l’attribution des fréquences 5G aux opérateurs français. Cette étape clé donne le coup d’envoi de la course à l’équipement du territoire, avec en ligne de mire une ouverture commerciale prévue avant la fin de l’année. Elle intervient cependant alors qu’un débat houleux secoue cette technologie : quel est son intérêt, dans un territoire où la fibre optique se démocratise et où la 4G apporte un service satisfaisant en mobilité ? Se précipite-t-on vers une croissance exponentielle – et inutile – de la consommation de données ? Un débat qui a déjà poussé certains à demander un sursis au déploiement de la 5G.

Face à ces questions, il convient de recentrer le débat autour des véritables enjeux de la 5G.

Si la 5G s’inscrit bien dans la continuité des améliorations des standards de téléphonie mobile, elle ne justifie pas son intérêt uniquement par ses apports au grand public, comme cela pouvait être le cas sur les technologies 3G et 4G. En effet, c’est sans doute l’industrie qui tirera le mieux profit de la 5G. Cet état de fait est assumé depuis longtemps par les équipementiers qui mettent en avant de nombreuses utilisations innovantes de la 5G en milieu industriel. Par ses débits élevés et sa latence faible, la 5G pourrait conduire à un bond technologique de l’appareil productif : des parcs d’objets connectés plus capacitifs et plus réactifs, des intelligences artificielles plus performantes, des robots contrôlables efficacement sur de grandes distances, l’analyse en temps réel de données facilitée par le edge computing, etc. Par ailleurs, certains usages de la 5G bénéficieront autant aux professionnels qu’au grand public, comme les véhicules connectés, ou la réalité virtuelle, qui profitera d’un retour haptique bien plus confortable grâce à des latences très faibles.

- Si ces usages ont des airs de science-fiction, pourquoi en a-t-on réellement besoin maintenant ?
Bien que le débat de société autour de la 5G ne soit pas propre à la France, celle-ci n’est pas particulièrement en avance sur ses concurrents directs en matière de 5G : de nombreux pays (USA, Corée du Sud, Royaume-Uni, Autriche, Espagne…) ont déjà attribué les fréquences à leurs opérateurs qui ont commencé à commercialiser leurs offres 5G dans des forfaits couvrant généralement les grandes villes. La pandémie a déjà décalé l’arrivée de la technologie dans le pays. Quelques mois de plus et la France pourrait très bien ne pas se voir en mesure de profiter des services inhérents à la 5G au moment où ils se démocratiseront.

- Quelles seraient les conséquences d’un moratoire au déploiement de la 5G ? Le déploiement de la 5G ne peut pas non plus être retardé éternellement, quand nos voisins mettent à jour leurs infrastructures, susceptibles d’attirer davantage d’entreprises et de nouveaux produits. Il faut toutefois garder à l’esprit que la France s’est bien équipée en fibre optique, par rapport aux pays comparables, surtout dans les zones densément peuplées.

- Dans ces conditions, peut-on profiter au maximum des investissements fait dans ce réseau fixe pour déployer la 5G raisonnablement, en privilégiant les zones ne bénéficiant pas encore d’un réseau très haut débit tel que la fibre ?




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