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Symantec : La cybercriminalité, immunisée contre la récession ?

novembre 2008 par Symantec

Selon le rapport publié par Symantec sur l’économie souterraine la cybercriminalité est en plein essor. Ce rapport mondial explore les tréfonds de cette économie parallèle liée à la cybercriminalité et met en lumière les modèles économiques des cybercriminels, si sophistiqués qu’ils vont jusqu’à intégrer emplois professionnels et stratégies publicitaires.

Une économie qui recrute

Alors que les entreprises "traditionnelles" sont à la peine, les activités cybercriminelles prospèrent, adoptent des approches de plus en plus professionnelles et adhèrent désormais à des modèles économiques conventionnels tels que la sous-traitance.

Symantec a ainsi pu identifier des groupes de cybercriminels opérant depuis l’Amérique du Nord qui s’appuient sur des professionnels basés en Europe de l’Est. Ils leur fournissent des cartes frauduleuses de bonne qualité pouvant par exemple servir à ponctionner des distributeurs de billets.

Pour certaines opérations sophistiquées, l’économie souterraine a été jusqu’à recruter du personnel en proposant des emplois de développeurs de scam (escroquerie) ou de partenaires de phishing (hameçonnage).

Chaque emploi criminel nécessite des qualifications différentes, exactement comme les postes d’entreprises classiques employant des commerciaux, des concepteurs ou des techniciens en informatique.

Tout se vend - Tout s’achète … ou presque …

Malgré un contexte économique de plus en plus défavorable au niveau mondial, la cybercriminalité souterraine s’est développée jusqu’à voir des vendeurs utiliser la technologie et l’anonymat des communautés en ligne pour promouvoir leurs marchandises sur les forums face à la concurrence. Ainsi, les annonceurs mettent leurs messages en valeur par le biais de textes et typographies attractifs ou de slogans commerciaux à répétition.

En dehors de la vente d’articles spécifiques, des demandes sont également postées pour des biens ou des services particuliers comme des cartes de crédit originaires de différents pays, de structures d’encaissement d’un genre spécifique, etc. Le montant total des marchandises proposées dans le cadre de l’économie souterraine se monte à plus de 276 de dollars alors que la valeur potentielle des cartes de crédit proposées atteint les 5.3 milliards de dollars ?

Les marchandises citées ci-dessus ne sont qu’une partie des articles disponibles sur les forums de l’économie souterraine liée à la cybercriminalité où la plupart des marchandises et des services frauduleux s’achètent, se vendent ou s’échangent. L’attirail criminel de cette économie souterraine constitue un marché auto-entretenu, drainant des millions d’euros de l’économie traditionnelle et réinvestissant les profits des transactions criminelles dans le recrutement de nouveaux développeurs pour de nouvelles attaques, ou les utilisant pour acheter de nouveaux outils de phishing.

La cybercriminalité menacée ?

Se lancer dans la cybercriminalité est un pari risqué, les gouvernements étant de plus en plus sensibilisés et au courant des pratiques de l’économie souterraine. Par ailleurs, des législations spécifiques, au niveau national et international, ont été mises en place pour combattre la fraude en ligne et prévoyant des amendes substantielles en cas de condamnation.

Néanmoins, le rapport montre qu’il y a énormément d’argent à faire. Tant que les utilisateurs ne feront pas davantage attention à leur sécurité, il se trouvera toujours des cybercriminels pour exploiter toutes les opportunités qui se présenteront.




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