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Secuserve : 2008, Au bord de la crise de mails !

janvier 2009 par Marc Jacob

Secuserve, fournisseur de services managés de Messagerie & Sécurité, alerte sur la croissance du SPAM, les nouvelles menaces, fait le bilan d’une année de filtrage d’emails professionnels en France et ébauche les tendances pour 2009.

L’analyse des menaces, pesant sur les flux de messagerie traités par les Centres de Traitement, par le Laboratoire Secuserve, fait ressortir les évolutions suivantes sur l’année 2008 (voir illustrations et explications synthétiques ci-après) :

• Le volume d’échange d’emails a doublé en un an, passant de 122 à 209 par jour et par utilisateur. Au mois d’Octobre 2008, nous avions annoncé un quadruplement, mais l’arrêt de McColo en Novembre 2008 a fortement fait baisser la moyenne. La pente prise par l’évolution du nombre de mails en décembre, nous laisse présager un doublement des volumes emails, également pour 2009.

• NOUVEAU ! Cartographie des menaces emails en France. Grâce à sa nouvelle technologie G.R.E.A.T. (Geographic Reputation Enhanced Antispam Technology), le Laboratoire Secuserve est en mesure cette année de donner l’origine des emails et des menaces emails, qui pèsent sur les entreprises françaises (90%) et européennes (10%), en fonction de leur taux d’échange d’email.

Cette analyse est tout à fait instructive, car spécifique au marché français et européen.

Sur 100 emails destinés un utilisateur professionnel français, seulement 4 viennent de France et ont une chance sur deux de ne pas être un SPAM.

De plus, si selon nos confrères anglo-saxons, on retrouve les même pays dans le Top10 des pays spammeurs, le classement fait par la technologie G.R.E.A.T. de Secuserve, est tout à fait spécifique à la France et à l’Europe. Ainsi, les USA ne sont que les 3ème plus gros spammeurs, pour les entreprises françaises, alors qu’ils sont habituellement classés 1er d’après les éditeurs américains.

• Seulement 3% de mails valides. A 96%, le taux de SPAM est identique à celui de l’an dernier, alors qu’en Octobre 2008, la tendance nous laissé entrevoir un taux de 97%. Ici encore, la fermeture de « l’hébergeur de spammeurs » McColo (et de ATRIVO et ESTDomains) est une explication à cette stabilisation. En volume, rappelons que le nombre de SPAMs a doublé en un an. « Les spammeurs sont de plus en plus créatifs et inventifs pour arriver à leurs fins. Ainsi, cette année ils ont réussis à contourner techniquement les CAPTCHA (Test de Turing – permettant de contrôler le caractère humain de l’émetteur du mail par un challenge visuel) mis en place par Google/Gmail ou Hotmail, pour créer gratuitement des ‘Boîtes aux Lettres spammeuses’. Certains spammeurs, moins subtils, ont même payés des internautes indiens pour répondre aux CAPTCHA envoyés par les antispams des destinataires de SPAM. » commente Stéphane Bouché, Directeur de Secuserve.

• Les virus par mails restent sous la barre des 1%. En volume, le nombre de virus (et de Phishing, Troyens, et autres malwares) dans les emails à fortement augmenté (x4) au cours du second semestre 2008. En proportion, la moyenne pour 2008 est de 1 virus tous les 208 emails. C’est-à-dire un virus envoyé par utilisateur et par jour ! « Malgré la montée en puissance des virus répandus par les sites web et les autres medias, la messagerie reste le vecteur de propagation principal des virus » commente Philippe Rèbre, Directeur Innovation du Laboratoire Secuserve.

• Les perspectives pour 2009 sont les suivantes :
o Mixité des attaques. « Nous voyons de plus en plus de SPAMS élaborés, faisant intervenir des concepts à la mode tels que les réseaux sociaux ou les blogs d’informations » précise Mr Rèbre, de SECUSERVE.
o Géolocalisation des SPAMs. « Encore rares il y a 2 ans, en 2009, les SPAMS en français représenterons 20% des SPAMs reçus. Cet effort est fait par les spammeurs pour compenser les mesures de protection et de blocage mises en place de plus en plus rapidement par des opérateurs anglophones, et la compétition inter-spammeurs » ajoute Philippe Rèbre.
o Botnets et Zombies resteront le mode de propagation privilégié. « En effet, ces modes de propagation de SPAMs sont les modes les plus silencieux et durables », précise le Directeur Technique de SECUSERVE.

En conclusion, Stéphane Bouché, Directeur de Secuserve, souligne que « face à la croissance exponentielle des volumétries de la pollution par mails, les entreprises ont tout intérêt à faire filtrer leurs flux emails par des spécialistes, en amont de leur réseau. Si la messagerie est une des clés du succès et de la productivité pour les TPE et les PME, elle doit aussi disposer de budgets adéquats afin d’être suffisamment disponible et sécurisée. Trop de professionnels et d’entreprises qui continuent d’utiliser des systèmes de messagerie ou de sécurité bas de gamme ou gratuits, se retrouvent blacklistées et dans l’incapacité partielle ou totale d’utiliser leur messagerie ». « Comme le font depuis quelques années nos confrères du nord de l’Europe, qui ont intégrés les notions de SLA (Service Level Agreement – Niveaux de Services Garanti), de TCO (Total Cost Of Ownership - Coût Total de Possession), et de SaaS / MaaS (Software as a Service / Messaging as a Service), il est grand temps que les entreprises françaises en général et les TPE-PME en particulier, prennent leur messagerie et leur sécurité email au sérieux. Et particulièrement en période de crise, il sera nécessaire d’être plus productif et plus collaboratif, tout en maitrisant ses coûts » alerte Stéphane Bouché.


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