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Safer Internet Day : comment protéger sa famille en ligne ?

février 2018 par Pete Turner, Consumer Security Expert chez Avast

Le 6 février marque le « Safer Internet Day » (ou « journée pour un Internet sans crainte ») : trente pays européens se mobilisent, dans le cadre d’un programme élaboré par la Commission Européenne, pour sensibiliser les plus jeunes sur les usages du numérique. L’objectif est d’encourager à la fois les enfants, les parents et la communauté éducative à adopter des comportements responsables lorsqu’ils naviguent sur le web. Par ailleurs, l’Assemblée Nationale se penche aussi sur un projet de loi qui prévoit de fixer la majorité numérique à 15 ans pour mieux protéger les mineurs. Aujourd’hui, beaucoup de petits utilisent Internet avant même leur entrée à l’école primaire, notamment via des jeux et applications conçus pour jouer tout en apprenant. Dans ce contexte, comment les parents peuvent-ils aider leurs enfants à être vigilants sur Internet ? A quel niveau peuvent-ils intervenir ? Quelles sont les limites ?

Selon Pete Turner, Consumer Security Expert chez Avast, il leur est souvent difficile de juger quelles applications conviennent à leurs enfants, en particulier en termes de jeux, compte tenu du très grand choix disponible en ligne :

« Pour s’y retrouver, ils peuvent se reposer sur les classifications proposées sur les plateformes de téléchargements. Ainsi, le Google Play Store présente une catégorie "Famille", dans laquelle sont répertoriées uniquement les applications familiales vérifiées, sans restriction d’âge, et donc adaptées aux enfants. Quant à l’App Store d’Apple, la section "Enfants" offre uniquement les applications conformes aux exigences établies en matière de protection des données. Dans la même logique, les publicités doivent elles aussi convenir aux plus jeunes. Enfin, les applications de cette catégorie nécessitent le consentement parental lorsque les enfants cliquent sur des liens vers des sites externes, ou souhaitent effectuer des achats via l’app.

Internet est un excellent outil d’apprentissage et de divertissement, mais il est important de s’assurer que petits et grands sont conscients des risques s’ils ne sont pas prudents, même s’ils sont chez eux devant un ordinateur, sur un téléphone portable ou une tablette, et qu’ils se sentent en sécurité – en particulier avec les réseaux sociaux. Les parents n’ont pas besoin de détailler toutes les menaces qui peuvent se produire en ligne, mais ils ont un rôle clé à jouer : parler à leurs enfants des réseaux sociaux qu’ils utilisent, ou veulent explorer, se pencher sur les paramètres de confidentialité de chaque plateforme avec eux et leur expliquer quelles informations peuvent être partagées ou non, et avec qui.

Le harcèlement en ligne est aussi un sujet sérieux qui doit être abordé ouvertement avec les plus jeunes. Les applications de messagerie très prisées, telles que WhatsApp, peuvent par exemple être configurées pour que seuls les contacts de l’enfant puissent voir l’image et le statut du profil lorsqu’il est en ligne. Les parents ont également la possibilité de s’assurer que leurs enfants ont activé le chiffrement de bout en bout, afin de protéger les messages, les photos ou encore les vidéos et ainsi empêcher les cybercriminels ou les tiers d’y accéder. Il est tout aussi important d’échanger avec les autres parents sur ce sujet, car les conversations et contenus ne sont protégés que lorsque tous les participants les chiffrent.

En plus d’expliquer les risques potentiels, s’intéresser aux activités en ligne de ses enfants et se montrer ouvert permet une meilleure communication. En effet, en naviguant ensemble, en leur demandant quels sont leurs contenus et jeux préférés, tout en profitant de ce moment d’échange sans trop contrôler, l’adulte montre à l’enfant qu’il comprend son passe-temps. Ce dernier se tournera alors plus naturellement vers son père ou sa mère s’il rencontre des problèmes ou a des questions.

En théorie, nos têtes blondes peuvent se connecter en ligne, utiliser des applications et différents appareils seuls, sans assistance ni surveillance. Cependant, dans la pratique, les parents doivent s’assurer que les contenus et les activités sont appropriés. Pour ce faire, il existe des outils qui peuvent les aider dans cette démarche, tels que les contrôles parentaux ou les bloqueurs de publicités. Finalement, protéger les jeunes sur Internet commence par l’éducation des parents sur la cybersécurité et les risques associés ! »




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