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Philippe Gras, Microsoft : vers un PUE de 1,125

mai 2009 par Marc Jacob

Lors de la troisième édition française de DataCenterDynamics, Philippe Gras, Operation Manager chez Microsoft, a analysé la stratégie de son entreprise en matière de Data Centers. Microsoft possède plusieurs dizaines de Data Centers dans le monde. Il en a présenté 4 en faisant un bilan des technologies utilisées dans chacun d’entre eux. Selon lui, Microsoft vise avec ses nouvelles générations de DataCenters un PUE de 1,125…

Selon Philippe Gras, la consommation énergétique des Data Centers (DC) de Microsoft dans le monde correspond à celle d’un industriel comme Arcelor. L’ensemble des centres de calcul de Microsoft est géré par la Microsoft Global Foundation Services. Tous ces DC appartiennent en propre à Microsoft alors que tous les autres établissements dans le monde sont en location.

En préambule de son intervention, Philippe Gras a rappelé quelques généralités. Par exemple qu’un serveur éteint consomme de l’énergie et que dans une salle machine, 1/3 de l’énergie sert à alimenter les équipements informatiques, 1/3 est consommé pour le refroidissement et 1/3 de l’énergie est « perdue ». Un serveur ne consomme qu’un 1/3 de son énergie pour le CPU.

Un engagement dans la réducion de la consommation énergétique de longue date

Depuis, plusieurs années Microsoft a pris des mesures pour réduire la consommation d’énergie de ses DataCenters. Bien sûr, tous ces bâtiments sont construits à la norme QHE où à son équivalent dans le monde. Il y a le minimum d’intervention humaine et peu de personnel dans les DC. Les contrôles d’accès sont drastiques avec utilisation de la biométrie couplée à des systèmes de logon et mot de passe. Par exemple, l’entreprise a changé la mémoire de ses serveurs depuis 3 à 4 ans, ce qui lui a conduit à des économies d’énergie de 25 à 30% sur les machines modifiées. Elle a aussi conçu ces nouveaux DC afin qu’ils puissent croître plus facilement en ayant un impact minimum sur l’environnement. Pour ce faire, Microsoft a choisi de « fragmenter » ses DC, c’est-à-dire de concevoir des salles machines, le cooling… dans des salles séparées. Fort de ces nouvelles méthodes, l’entreprise a obtenu un PUE moyen de 1,8 avec un PUE de 1,24 pour les nouvelles salles. Elles visent un PUE de 1,12 pour les prochaines années. Elle a défini 34 critères de sélection pour le choix d’implantation de ces centres de calcul afin de réduire leur impact sur l’environnement. Parmi ces critères figurent les populations concernées, le Peering (présence de réseau internet), le prix de l’énergie, les sources d’énergie (hydraulique, atomique, solaire…) en estimant à chaque fois le meilleur rapport en termes d’impact énergétique. Ainsi, Philippe Gras a montré que dans certains cas les éoliennes pouvaient avoir un impact négatif sur l’environnement en particulier en cas de baisse de l’intensité du vent. En effet, dans ce contexte, il est nécessaire de pallier cette déficience en lançant des centrales au charbon…

4 technologies pour 4 DataCenters

Puis Philippe Gras a présenté les technologies utilisées dans 4 DataCenters de Microsoft : San Antonio, Dublin, Quincy (Etat de Washington) et Chicago ; et a dressé un rapide bilan de chacune d’entres elles.

A San Antonio, on utilise les eaux usées en faisant de la cogénération. Toutefois, si cette technologie semble séduisante, le bilan énergétique net n’est pas très bon car la production de chaleur est insuffisante. Par contre, la fragmentation électrique fonctionne assez bien, même si l’investissement est important. Cependant, le cycle de vie de la fragmentation est intéressant et elle offre la possibilité de tester des PEU aisément.

A Dublin, Microsoft fait du « air cooling » technologie qui fonctionne bien dans ce pays du fait de la fraîcheur ambiante. Mais cette technologie ne peut être utilisée dans n’importe quel pays, car elle peut induire des surcoûts compris entre 25 et 30%...

Pour Quincy Microsoft a choisit de déployer des blocs de 100 MgW chacun. Ainsi, ce DC a un PUE compris entre 1,3 et 1,4.

Enfin, à Chicago, on a testé des conteneurs où chaque entité est autonome. On a ainsi des conteneurs pour les serveurs, d’autres pour le cooling, d’autres encore pour les blocs électriques… Selon Philippe Gras cette technologie serait la plus intéressante. Il y a de plus en plus d’offres ce qui réduit donc les coûts. De plus, elle permet de rechercher le meilleur rapport puissance/empreinte carbone sans sur-coût important. Les conteneurs offrent aussi la possibilité de faire évoluer les centres de calcul à moindre coût.

Vers la Gen4

Philippe Gras a conclu son intervention en présentant rapidement le concept de DataCenter Gen4. Dans cette nouvelle génération, tous les DC seront construits à base de conteneurs de petite tranche. Ceci permet un investissement minimum et facilite la redondance. Grâce à cette technologie Microsoft vise un PUE de 1,25 pour 2010 et de 1,125 en 2012…




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