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Louis Pouzin, FIC : rapatrions nos données dans des lieux sûrs

janvier 2017 par Emmanuelle Lamandé

Louis Pouzin, le célèbre créateur du datagramme et coordinateur de projets d’Eurolinc, était l’un des invités d’honneur de la 9ème édition du Forum International de la Cybersécurité. A cette occasion, il a tiré la sonnette d’alarme quant à l’état de l’Internet aujourd’hui. Il est grand temps, selon lui, de rapatrier nos données dans des lieux sûrs, et surtout de passer à l’action.

Nous sommes tous espionnés aujourd’hui, déplore Louis Pouzin, notamment par les États-Unis, qui s’attribuent un droit extraterritorial. Sous prétexte d’une quelconque « atteinte » à leurs SI, ils s’autorisent le droit de pirater ou de surveiller n’importe qui dans le monde. Mais quel que soit l’endroit géographique où l’on se trouve désormais, personne n’est plus à abri d’une attaque. De nombreuses organisations criminelles ont aujourd’hui les moyens de mettre à mal n’importe qui, n’importe où, à partir du moment où ils l’ont décidé…

Les « outils de protection, c’est comme les médicaments… »

La prolifération démesurée des objets connectés ne fait qu’amplifier ce phénomène et facilite chaque jour un peu plus le « travail » des acteurs malveillants. Ces objets ne sont pas du tout sécurisés, et leur chaîne de fabrication n’est absolument pas maîtrisée aujourd’hui sur notre territoire. La majorité d’entre eux sont fabriqués en Chine ou ailleurs.

Et même si des solutions se développent, les « outils de protection, c’est comme les médicaments », estime Louis Pouzin, « ça ne marche que quand on sait s’en servir et uniquement pour combattre certaines maladies ». Il observe d’ailleurs certaines similarités entre les pandémies et les SI. Nous sommes tous, selon lui, sous la menace de cette pandémie à travers le monde. Alors que peut-on faire ?

Rapatrier ses données dans des lieux sûrs

Il recommande, en premier lieu, de s’inspirer de la Chine, qui dispose depuis 2005 d’un réseau isolé, coupé du reste du monde. Cet exemple montre déjà que ce type d’action est possible.

La protection commence aussi par le nommage, qui se veut bien souvent aujourd’hui centralisé. Nous devons protéger nos données et les mettre en lieu sûr. En effet, rapatrier ses données dans des lieux sûrs est une première étape essentielle pour échapper à la surveillance, et surtout ne pas utiliser des messageries de type Gmail.

DNS : l’un des principaux points de faiblesse d’Internet aujourd’hui

Les DNS (Domain Name System) sont activement utilisés actuellement pour faire de l’espionnage. A l’heure actuelle, c’est d’ailleurs, selon lui, l’un des principaux points de faiblesse d’Internet.
« Votre smartphone a un annuaire. De nombreuses autres technologies que nous utilisons dans notre quotidien disposent également d’annuaires… Nombreuses sont les données qui se recoupent ainsi. »

Certaines mesures et actions doivent, de plus, se faire au niveau européen, mais on ne peut pas rassembler facilement une foule d’individus ayant chacun leurs idées, souligne-t-il. Il n’y a pas Une seule Europe, il y en a autant que d’États-membres.

De plus, les cycles sont aujourd’hui beaucoup trop longs. En effet, les différentes initiatives, les mesures d’hygiène, les actions de sensibilisation… ne se mettront pas en place du jour au lendemain, sans compter l’attente des premiers résultats. Ce sont des choses qui prennent du temps. Mais, quoi qu’il en soit, il ne faut pas attendre pour passer à l’action. En Europe, on peut déjà commencer à avancer aux côtés des pays les plus proches de la France en termes d’idées et d’actions.


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