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Etude de MarkMonitor : Le piratage sur internet est énorme et un problème complexe

janvier 2011 par MarkMonitor

Une étude publiée par MarkMonitor® portant sur un simple échantillon de 22 marques révèle que les sites Web proposant des contenus numériques piratés ou des contrefaçons enregistrent plus de 53 milliards de visites par an. Sur ce total, les premiers s’octroient la part du lion, tandis que les seconds, vendant des contrefaçons de médicaments ou de produits de luxe, attirent annuellement plus de 92 millions de visiteurs. Le volume de trafic généré par ces sites ainsi que la variété des domaines utilisés pour leur hébergement et leur enregistrement témoignent de la complexité qu’il y a à trouver une solution au problème global du piratage et de la contrefaçon sur Internet.

Le piratage généralisé touche un large éventail de contenus numériques (films, musique, jeux, logiciels, séries télévisées, livres électroniques…), alors que la contrefaçon s’attaque à quasiment tout type d’articles (vêtements, chaussures, électronique, produits de luxe, articles de sport, médicaments…). MarkMonitor estime l’impact économique mondial du piratage et de la contrefaçon sur Internet à 200 milliards de dollars chaque année.

Les entreprises américaines prennent de plus en plus conscience du préjudice que le piratage des contenus numériques et la contrefaçon sur Internet peuvent causer à leurs marques, ce qui a motivé l’U.S. Chamber of Commerce à se tourner vers MarkMonitor afin d’obtenir une nouvelle perspective sur l’étendue du problème. A l’issue de ces discussions, MarkMonitor a produit une étude indépendante sur les tendances du trafic généré par les sites pirates, identifiant et classant certains des plus actifs, ainsi que leur localisation géographique.

« Dans le monde virtuel, à la différence du monde physique, l’offre et la demande sont quasi illimitées, c’est pourquoi il est impératif de comprendre à la fois les circuits de distribution et les vecteurs de promotion numériques afin de mettre au point des stratégies efficaces de neutralisation », explique Sébastien Darnault, directeur des ventes et du marketing France-Belgique-Luxembourg-Suisse de MarkMonitor. « L’examen des schémas de trafic et de la localisation géographique est vital pour permettre de déterminer et hiérarchiser les mesures à prendre plutôt que de jouer au chat et à la souris avec les contrevenants les plus flagrants. »

Parmi les résultats de l’étude, 67% des sites soupçonnés d’héberger des contenus piratés et 73% de ceux classés dans la catégorie « contrefaçon » se trouvent en Amérique du Nord ou en Europe occidentale. Lors de précédents « tests d’achat » de produits pharmaceutiques vendus par certains de ces sites, MarkMonitor avait constaté que le traitement des paiements et des commandes s’effectuait dans des pays autres que celui où le site est hébergé ou son nom de domaine enregistré. Ces observations démontrent que, si la fiabilité des infrastructures représente un facteur clé pour les sites hébergeant des contenus piratés et des contrefaçons, nombre d’entre eux opèrent par-delà les frontières.

« L’épidémie mondiale de contrefaçon et de piratage a un impact considérable sur les économies nationales », souligne Ruth Orchard, directrice générale de l’Anti-Counterfeiting Group (ACG), association britannique de lutte contre la contrefaçon. « A titre d’exemple, rien que dans le secteur de l’habillement et de la chaussure au Royaume-Uni, 3,5 milliards de livres sterling vont chaque année directement dans les poches de criminels en bandes organisées qui contrôlent le commerce des faux produits. Ainsi les consommateurs en quête de bonnes affaires sur Internet courent de plus en plus le risque de rencontrer des sites Web contrefaits et d’autres pratiques illicites, comme le montrent les résultats de l’enquête MarkMonitor. Il est urgent pour les autorités à travers le monde d’agir en collaboration avec les entreprises afin de protéger aussi bien les consommateurs que les marques légitimes contre cette menace sans précédent. »

MarkMonitor a réalisé son étude courant 2010 sur un échantillon de 22 marques commercialisant différentes catégories de produits (médicaments sur ordonnance, produits de luxe, musique, films, articles de sport). Grâce à sa technologie brevetée, la société a lancé des analyses automatiques qui ont identifié plus de 10 000 sites suspects, lesquels, après un filtrage supplémentaire, ont été réduits à ceux spécialisés dans le e-commerce et les contenus numériques, puis classés en fonction du volume de trafic à partir de données Alexa mises à la disposition du public. Les experts de MarkMonitor ont examiné les résultats ainsi obtenus afin de déterminer si les sites en question répondaient ou non à des critères stricts en matière d’hébergement de contenus numériques piratés ou de vente de contrefaçons.

La taille réduite de l’échantillon de marques étudié n’en fait que la partie visible de l’iceberg dans le domaine du vol de propriété intellectuelle et du commerce illicite sur Internet. Compte tenu du nombre de grandes marques, il est raisonnable de penser que des centaines de milliers d’autres marques, ayants droit et créateurs de contenus sont victimes du même préjudice.




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