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Etude Accenture : les GovTech, avenir de l’IA dans le secteur public

novembre 2019 par Accenture

L’enquête réalisée par Accenture auprès des dirigeants du secteur public en Europe, et publiée à l’occasion du GovTech Summit à Paris, montre l’intérêt suscité par l’IA et l’accroissement prévu des investissements dans ce domaine, mais également leurs difficultés à déployer ces technologies au sein de leur administration.

Parmi les principaux enseignements :

- 86 % des décideurs publics sondés en Europe (et 77% en France) souhaitent accroître significativement les investissements alloués à l’intelligence artificielle (IA) d’ici à 2020.

- Plus de la moitié (52%) des répondants français ont indiqué que la sécurité est l’un des trois principaux obstacles à la mise en œuvre de l’IA, contre 42% en moyenne sur la totalité des participants.

Cette étude, basée sur une enquête menée auprès de 300 cadres de la fonction publique, dont des responsables informatiques, en Allemagne, Finlande, France, Norvège et au Royaume-Uni, révèle que la grande majorité (90 %) d’entre eux pense que l’IA aura un impact considérable sur leur organisation dans les années à venir.

Selon Bernard Le Masson, Responsable du secteur Santé et Services Publics d’Accenture : « L’IA va transformer l’avenir des organisations publiques, notamment en aidant les gouvernements et administrations à opérer de manière plus efficace, et en déchargeant les fonctionnaires des tâches répétitives tout en les aidant à accomplir leur mission de service public. La réussite de cette transformation repose sur la capacité du secteur public à accompagner les fonctionnaires dans ces changements. Elle repose également sur une plus grande ouverture vers l’extérieur, à travers une collaboration accrue avec tout un écosystème Govtech – startup, petites et grandes entreprises, universités, organismes de recherche, etc. – afin de travailler ensemble à l’élaboration de solutions innovantes et responsables. »

À la question de savoir combien leur organisation investit chaque année dans l’IA, une majeure partie des personnes interrogées (40 %) ont indiqué entre 5 et 15 millions de dollars, et plus de 3 participants sur 5 (63 %) ont déclaré avoir mené à bien entre cinq et dix projets liés à l’IA au cours de l’année passée. À l’échelle mondiale, c’est aux États-Unis qu’a été signée la majorité des contrats pour le développement des GovTech ces cinq dernières années (67 % de l’ensemble des contrats mondiaux). En Europe, le Royaume-Uni, la France et la Suède semblent être des marchés prometteurs, avec respectivement 42%, 11% et 8% des investissements européens.

Cette étude révèle aussi que le service aux citoyens et la gestion de la fraude et des risques sont les deux domaines privilégiés pour le déploiement de l’IA, cités par respectivement 25 % et 23 % des participants à l’enquête. Les gains d’efficacité, les économies de coûts ou de temps et l’amélioration de la productivité sont considérés comme les principaux avantages que les investissements en IA devraient leur apporter.

Cependant, malgré l’intérêt que suscite le déploiement de l’IA, les participants ont déclaré que leur organisation rencontrait des difficultés systémiques pour mener à bien des projets en lien avec cette technologie :

- Plus des deux tiers (71 %) ont signalé des difficultés à mettre en place les éléments nécessaires à l’exploitation de l’IA, notamment l’intégrité des données et les capacités de traitement ;

- Plus de 8 personnes sur 10 (84 %) ont mentionné des difficultés à adapter la logique et le raisonnement de l’IA au contexte spécifique des services publics ;

- Plus des trois quarts (81 %) ont déclaré avoir eu des problèmes liés à l’intégration des technologies de l’IA dans leurs opérations administratives.

En outre, ils sont 42% à s’estimer préoccupés par la question de la sécurité liée à l’utilisation de l’IA et près d’un tiers (31 %) ont déclaré qu’ils n’avaient pas les talents ni les compétences nécessaires pour que leurs initiatives IA soient déployées à plus grande échelle.

« L’IA est une innovation technologique véritablement transformationnelle. Cela signifie qu’elle est complexe à déployer et qu’elle requiert des bases solides pour assurer la réussite de sa mise en œuvre, notamment la mise en place d’une stratégie des données et d’une gouvernance appropriées, » ajoute Bernard Le Masson. « Avec l’accélération du rythme des dépenses consacrées à l’IA et l’augmentation des attentes en matière de mise en œuvre, les gouvernements doivent faire preuve de pédagogie au sujet de l’IA pour créer la confiance nécessaire à son déploiement et adoption. »

La plupart des répondants (81 %) a signalé un risque « moyen à très élevé » que les déploiements de l’IA fassent double emploi au sein de leur organisation ou aux niveaux inférieurs de l’administration en raison d’un manque de collaboration interne et de supervision de la part des dirigeants. Toutefois, une grande majorité des participants à l’enquête estime que la direction de leur organisation soutient les projets d’IA, et seul un cinquième (21 %) d’entre eux signalent un manque de soutien de leur direction à de telles initiatives.

La majorité des participants à l’enquête (86 %) résidents en Allemagne, Finlande, France, Norvège et Royaume-Uni a déclaré que leur organisation avait l’intention « d’accroître » ou « d’accroître considérablement » ses investissements en matière d’IA l’année prochaine.

Source : Étude Accenture sur le budget public consacré à l’IA

Comparaisons par pays et par secteur

L’étude met en évidence des différences dans les perceptions, les approches et les dépenses consacrées à l’IA selon les pays et les secteurs étudiés. Par exemple :

- Le Royaume-Uni a une nette longueur d’avance [par rapport aux autres pays de l’enquête] en ce qui concerne les dépenses actuelles et prévues en matière d’IA. Un cinquième (20 %) des répondants britanniques ont déclaré que leur organisation investissait plus de 50 millions de dollars dans l’IA par an, et près de la moitié (47 %) ont indiqué que leur organisation investissait entre 15 et 50 millions de dollars dans l’IA. Ces chiffres sont les plus élevés des cinq pays étudiés.

- Les participants norvégiens ont fait état des niveaux d’investissement dans l’IA les plus faibles, moins d’un quart d’entre eux (22 %) déclarant un investissement de 15 à 50 millions de dollars par an.

- Les personnes interrogées des secteurs de la défense et des finances ont été les plus positives au sujet de l’impact de l’IA sur leur organisation, plus d’un quart (27 % et 26 %, respectivement) déclarant que leur organisation investit déjà massivement dans l’IA (au moins 50 millions de dollars par an) et ont l’intention de maintenir ce niveau d’investissements.

- Les participants des services du secteur de la santé et des services sociaux ont exprimé le plus d’optimisme quant à leur capacité de développer au moins 10 cas d’utilisation de l’IA au cours de la prochaine année, près de la moitié des participants de chaque secteur (46 % et 49 % respectivement) ayant déclaré qu’ils obtiendraient la réalisation de 10 cas ou plus. Cet optimisme n’est pas partagé par les participants du secteur de l’éducation qui étaient moins confiants dans la capacité de leur administration à réaliser plus de 10 déploiements d’IA (32 %).

Pour faire un focus sur les résultats en France, citons également que :

- 77 % des Français interrogés ont l’intention d’augmenter leurs dépenses consacrées à l’IA l’an prochain (contre 86% en moyenne sur les cinq pays étudiés) ;

- Seuls 18 % des participants français (contre 33% des répondants au Royaume-Uni) ont déclaré avoir une bonne capacité à mettre en œuvre des projets d’IA à grande échelle ;

- 77 % des participants français estiment que l’IA représente un risque moyen ou élevé pour leur organisation, contre 81 % des répondants en moyenne ;

- Plus de la moitié (52 %) des répondants français ont indiqué que la sécurité est l’un des trois principaux obstacles à la mise en œuvre de l’IA, contre 42 % en moyenne sur la totalité des participants.




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